(Maiwenn) : Mais non, j'le savais pas, Evan ! Tu sais bien que je t'aurais jamais caché un truc pareil !!!
(Moi) : Alors pourquoi tu dis ça ?
(Maiwenn) : J'ai juste dit que je connaissais toute l'histoire à propos de Katya...Tom m'a tout raconté en détail.
Je m'étrangle à moitié au bout du téléphone. Ca me rend à moitié nerveux de parler à Maiwenn, à des milliers de kilomètres de là où je suis.
(Moi) : Depuis quand tu as des contacts avec lui ?!
(Maiwenn, élevant la voix) : Mais putain on s'en fout de ça ! Ils ont le Sida, Evan ! Merde quoi...
Je me tais. Elle a raison, après tout. En fait, j'essaie d'oublier cette vérité et de faire comme si de rien n'était. Sinon, je deviendrais dingue sur-le-champ.
(Moi) : Je sais pas quoi faire...
J'entends un soupir bruyant dans le téléphone.
(Maiwenn) : Je t'ai dit de pas t'accrocher, Evan...mais tu m'as pas écoutée. Et regarde où ça t'a amené : t'as failli choper cette merde !
(Moi, choqué) : Tu crois peut-être que je vais le lâcher parce qu'il est malade ? T'as pas d'coeur ou quoi ?
(Maiwenn) : Mais arrête de dire des conneries ! Seulement, tu dois bien savoir que le Sida, ça se soigne pas...
Je ne la laisse pas finir. J'ai raccroché. J'ai pas envie d'entendre ce qu'elle a à dire. Ca me fait trop mal. Il faudra laisser passer le temps pour guérir cette blessure...qui se rouvrira un jour, plus ardente et plus douloureuse. Le mieux est de ne pas y penser. Pour l'instant.
Ca fait quelques jours que je suis au courant pour Bill. Je remarque qu'il est gêné de se trouver en ma présence, et vice-versa. Je crois qu'il a peur que je dévoile son secret par accident. Je suis pas con à ce point-là, pourtant. En tout cas, le fait est qu'il n'arrête pas de m'éviter. Chacun fait ses activités de son côté sous le soleil d'avril. Toutes ces histoires et embrouilles ont disloqué le groupe. Plus personne ne se regarde ni ne se parle. Je me demande ce que l'avenir nous réserve...ça me paraît si sombre. Ce que je sais, c'est que mon amour pour Bill grandit de jour en jour, mêlant frustration, tristesse et désir. Et puis, demain, ils vont sortir toutes les photos du soir où nous étions sous l'arbre dans un de ces ramassis de journaux people. Et les gens vont nous voir, et les gens vont nous haïr. Je m'en fous, d'un côté. Ce n'est pas le plus important. Seulement, je me demande quelle sera la réaction de mes parents ??? Je n'ai plus qu'à attendre, et à prier pour que ces photos se perdent en chemin ou soient brûlées. J'ai le droit de rêver...
***
(Bill) : Ca y'est...
Il me tend d'un air las le magazine, plus désespéré que jamais.
Je l'ouvre d'une main tremblante. J'ai peur de ce que je vais voir. L'humiliation est assurée...Je feuillette quelques instants les pages avant de tomber sur la double page centrale. Je lâche une exclamation étranglée. Juste un énorme titre, en jaune, et quatre photos un peu sombres mais que je saurais reconnaître entre mille.
"La vérité enfin dévoilée ! Bill Kaulitz est GAY !"
Je reconnais le cerisier japonais en dessous duquel nous étions. Sur celle-ci je suis torse nu, à cheval sur Bill. Sur l'autre, oh mon dieu...je suis penché sur lui, avec quelque chose de pas très catholique dans la bouche. Des sueurs froides roulent le long de mon dos. Nos parties intimes ont été floutées, mais, mais...
Je lâche le journal qui tombe à terre avec un bruit mat. Je m'asseois sur la première chaise que j'arrive à attraper et plonge ma tête dans le creux de mes mains.
(Moi, la voix étouffée) : J'ai jamais été dans une galère pareille...
Je redresse le menton. Bill se tient devant moi, un petit sourire triste peint sur la figure.
(Bill) : Ouais, c'est la merde...mais il y a d'autres choses plus graves, je crois...
Il porte sa main à ses cheveux et tire sur une mèche. La poignée de cheveux reste dans sa main. Je pousse une exclamation de surprise.
(Bill, les larmes aux yeux) : Mes cheveux...j'y tenais tellement...et voilà qu'ils vont tous tomber...
Il laisse tomber les cheveux en regardant leur trajet jusqu'au sol avec un infini regret. Il renifle ensuite et s'essuie les yeux d'un revers de la main, en prenant soin d'épargner son maquillage. Je baisse la tête. Alors, c'est maintenant que les symptômes vont arriver...je n'aurais pas cru que ce serait si rapide.
(Bill) : Avant, j'étais tellement perfectionniste. Tout devait être au mieux, mes vêtements, ma coiffure, mon image. Et maintenant, tout est en train de partir en fumée. Rien ne va...
Je reste silencieux. Il avance vers la baie vitrée qui donne sur le jardin et continue à me parler en me tournant le dos.
(Bill) : Heureusement que tu es là, Evan...
Je ne parle toujours pas. Ma gorge s'est nouée rien qu'à l'idée de le perdre, pour toujours...Soudain, je repense à Heilig. Est-ce que ça correspond ? Il faut que j'en sois sûr.
(Moi) : Chante moi Heilig, s'il te plaît...
Il me jette un regard inquisiteur.
(Bill) : Tu aimes cette chanson ?
(Moi) : Oui...elle est magnifique...
Il se met face à moi, le dos bien droit, et commence à chanter :
Ich halt mich wach für dich...Je reste éveillé pour toi
Wir schaffen's nicht beide, du weisst es nicht...Nous n'y arriverons pas tous les deux, mais tu ne le sais pas
Sa voix m'envoûte, me transporte. Ca y'est, son regard se perd au loin, mélancolique et rêveur.
Ich gib' mir jetzt für dich auf...Je m'abandonne maintenant pour toi
Mein letzte Wille hilft dir raus bevor das Meer...Ma dernière volonté est de t'aider/Avant que l'océan
Unter mir zerbricht...Sous moi ne se brise
Chaque note investit la pièce d'une larme de cristal, la remplissant d'une tristesse sans nom au fur et à mesure...nous allons y finir noyés, noyés de chagrin.
Ich glaub' an dich...Je crois en toi
Je comprends soudain...cette chanson était dédiée à Tom. Elle est...tellement vraie.
Du wirst für mich heilig sein...Tu resteras toujours sacré pour moi
Tellement pure.
Ich sterb' für unsere Unsterblichkeit...Je meurs pour notre immortalité.
Tellement belle.
Meine Hand, von Anfang an, über dir...ma main, depuis le début/Sur toi
J'ai envie de pleurer. Je ferme les yeux pour lutter. Je l'aime tellement.
Ich glaub' an dich...je crois en toi
Mon coeur est comme emprisonné d'une main de fer. Je ne veux pas le perdre...
Du wirst für mich immer heilig sein...Tu resteras toujours sacré pour moi
Du brichst die Kälte, wenn du sprichst...Tu brises la glace dès que tu parles
Mit jedem Hauch von dir, erlösst du mich...Chacun de tes souffles me délivre
Wir sehen uns wieder, irgendwann...Nous nous reverrons un jour
Atme weiter wenn du kannst...Respire tant que tu le peux
Auch wenn das Meer...Avant que l'océan
Unter dir zerbricht...Sous toi ne se brise
Il réentame le refrain. Je rouvre les yeux. Lui les a fermés, mais les larmes rampent sur ses joues, insidieuses, pour venir se perdre dans son cou. Il crie maintenant, avec l'expression de quelqu'un à l'agonie. Ca me donne des dizaines de frissons. Mon coeur bat la chamade.
Ich schau durchs Meer, und seh dein Licht...Je regarde à travers l'océan, et vois ta lumière
Ich sinke, ich sinke...Je sombre, je sombre
Weg von dir...Loin de toi
Soudain, il se calme, sa voix perd en volume...
Schau mir nicht mehr, hinterher...Ne me regarde plus
Glaub' an dich...Crois en toi
Ich glaub' an dich...Je crois en toi
Il repart sur le refrain, mais cette fois-ci sa voix se brise, s'étouffe puis s'éteint. Il ne termine pas la chanson et vient s'asseoir près de moi, bouleversé.
(Bill) : Cette chanson me remplit toujours d'une émotion indescriptible...
Je ne suis guère mieux que lui. Cette histoire d'amour perdu me trouble.
(Moi) : Quand tu l'as écrite, tu pensais à Tom, non ?
(Bill) : Je l'ai écrite pour celui ou celle qui m'accompagnera jusqu'à la fin...
Nous restons muets quelques instants. Ces dernières paroles sont très dures. Tout ça m'insupporte. J'ai envie de remonter en arrière, de tuer cette Katya, de ne jamais l'avoir rencontré, de ne pas l'aimer...Si seulement les voeux pouvaient être exaucés. Je fronce les sourcils et tape du poing sur la table. Ma colère des jours passés me reprend soudain.
(Moi) : Putain, c'est pas juste, bordel ! Pourquoi toi ?
Il me lance un regard affligé. Je constate une fois de plus que ses traits sont de plus en plus fatigués, son teint de plus en plus pâle. C'est drôle, avant que je sache qu'il était malade, je ne voyais rien...
(Bill) : Ca fait partie de la vie...même si je meurs jeune, je pourrais dire que j'aurais eu une vie exceptionnelle...
(Moi) : Mais...mais...tes fans, tu en fais quoi ? Tous les gens qui t'aiment ? Tu comptes donc les laisser tomber comme ça, sans lutter ?
J'ai la voix tremblante d'indignation. J'ai tellement mal, je remuerais terre et mer pour le sauver, pour le tirer de là, et lui il prend ça avec un tel fatalisme ! On croirait presque qu'il s'en fout...ça me révolte.
(Bill) : Tu parles de la trithérapie...c'est d'la merde, ça. Ces médicaments sont juste là pour te donner un sursis, un semblant de vie pourri par les examens à l'hôpital et tous les effets secondaires qu'il peut y avoir...
(Moi) : Mais Bill...est-ce que tu te rends compte du mal que tu nous fais ? Que tu...me fais ?
(Bill) : J'y peux rien...j'ai fait le con, maintenant, j'en paye les conséquences...
(Moi) : Dis pas ça...
Nous restons un moment sans rien dire. Aucun son ne vient perturber ce pénible silence.
(Moi) : Et à Tom, tu comptes lui dire quand ?
(Bill) : J'ai pas l'intention de lui dire...
(Moi) : O_O'
(Bill) : Avant que je sache, j'arrivais à ressentir de la joie, j'avais confiance en l'avenir...maintenant, je sais que je ne pourrai jamais accomplir tous mes rêves, je ne pourrai jamais fonder de famille, profiter de la vie, tout simplement...crois-moi, l'ignorance est la meilleure des choses. Je dois bien ça à Tom. Après tout, je l'ai fait souffrir autant que lui m'a fait souffrir. On est quittes.
Je ne réponds rien, atterré. Je ne veux pas voir la réalité en face...pas possible qu'il meure...et puis, comme on dit, pour guérir d'une maladie, c'est 50% de médicaments, 50% de mental...il suffit juste d'y croire. Pas vrai ?
Bill fouille soudain dans ses poches et en sort un tube en forme de cône, rempli d'une substance pas vraiment légale. Il sort ensuite un briquet de son autre poche. Je l'observe, médusé.
(Moi) : Qu'est-ce tu fous ?!
(Bill) : Ca se voit, nan ? Je vais me détendre un peu, parce que je suis un peu à cran...
Il allume son pét' et en tire une longue bouffée. Il me crache la fumée à la figure. L'odeur caractéristique que je déteste tant vient m'irriter les narines.
(Moi) : Pourquoi tu fais ça, Bill ? Ca te ressemble pas...
Il me gratifie d'un sourire tout en retirant sur son pétard. Son visage disparaît derrière un nuage de fumée.
(Bill) : Je fais ça au nom de mon statut de rockstar ! Sex, drugs and rock'n'roll !!!
Il pose son bedo sur le rebord d'un cendrier posé sur la table puis va ouvrir le bar qui se trouve juste à côté. Il en sort une bouteille de vodka, une bouteille de rhum et deux verres. Il revient s'asseoir.
Il sert ensuite la vodka à ras bord dans les deux verres et m'en tend un, que je prends.
(Bill) : Si tu fumes et que tu bois, tu finiras par oublier tous tes problèmes, crois-moi...à la tienne, Evan !
Il fait cogner son verre contre le mien et se l'enfile cul sec. Mes yeux s'écarquillent sous la stupéfaction. Je contemple le contenu de mon verre, indécis. Je n'aime pas boire, sauf quand ça ne va pas. En l'occurrence, je n'ai jamais été aussi mal qu'aujourd'hui. Le choix va être vite fait, je crois.
(Moi) : Allez, fais fumer...!
Satisfait, il me tend le pét'. Je tire une longue bouffée et laisse la fumée envahir ma gorge, investir mes poumons, engourdir mes membres et mon esprit. Je vais me laisser emporter dans le doux pays de l'illusion, pour oublier cette réalité pesante...
J'imite ensuite Bill et bois le verre d'un trait. Il me resserre un autre verre. Je veux oublier, je vais oublier...
***
Ca y'est, je suis dans un état lamentable. Je vois flou, et les mots qui sortent de ma bouche ont un goût de pâte à modeler, ils sortent comme sortirait une paëlla mal digérée, informes, indistincts. Mon cerveau est anesthésié. Bill et moi sommes écroulés sur le canapé. Les deux bouteilles que nous avons bues gisent quelque part par terre. On ne parle pas, on savoure juste cet instant de félicité où on ne pense à rien.
Je tourne ma tête vers lui. Il a les yeux mi-clos, le regard perdu dans le vague. Son teint est plus blanc que blanc, des gouttes de sueur perlent sur son visage. J'ai un peu de mal à le fixer, la tête me tourne.
(Moi) : Sahaaaa ?
Bill ouvre ses yeux rougis et oscille un peu de la tête, qui a l'air de mal tenir sur ses épaules. Imaginez qu'elle tienne tellement mal qu'elle se décroche et se mette à rouler par-terre. Je rigole à cette pensée.
(Bill) : Sahaaétouaa ?
Je ne réponds pas, sinon je vais vomir. J'ai l'impression que le canapé va m'engloutir, d'être enfoncé dedans au point de ne plus pouvoir bouger.
Je remarque que Bill se caresse le torse d'un air absent. Ca me donne une soudaine envie de sexe.
Je rampe vers lui, l'air mal assuré. Il me regarde venir sans vraiment réagir. Je grimpe ensuite à califourchon sur lui et tente de l'embrasser, mais il me repousse.
(Bill) : Tu pues l'alcool et le pèt'...va t'laver...
(Moi) : Seulement si tu viens avec moi...
(==> Langage de bourré traduit en langage normal xD)
(Bill) : Je te suis...
Nous nous levons avec une grande difficulté. Je fais quelques pas mais la tête me tourne tellement que je perds l'équilibre. Un violent mal de tête s'empare de moi. Oh non, il faut que je m'assoie. Trop tard, ça remue déjà dans mes intestins. Je me cramponne le ventre, en sueur. C'est comme si une bestiole gesticulait dans mon estomac. Oh non, je veux pas vomir, je déteste ça...J'ai mal, ça me brûle. J'aurais pas dû boire autant...Ca y'est, mon ventre se tord, ça s'agite, bientôt il se contracte et...
(Bill) : Ah putain t'es dégueulasse !
J'ai gentiment baptisé la table de salon, qui est à présent recouverte d'une substance d'un blanc jaune douteux. Putain c'est gore. Je ne m'en soucie pas outre mesure et refais une tentative pour me lever. Je suis toujours dans les choux, mais au moins je me sens plus léger.
J'effectue un trajet incertain dans les escaliers jusqu'à ma chambre à l'étage, avec Bill sur mes talons.
Je rentre dans la salle de bains en me tenant aux murs. Diantre, quelle idée de se bourrer la gueule ! Je retire mon t-shirt plein de vomi (Hmmm...bon appétit bien sûr !) et me débarrasse avec difficulté du reste de mes vêtements sans aucune pudeur, puis pénètre dans la cabine de douche. J'allume l'eau et m'envoie le jet au visage en puissance maximum. J'attrape gel douche et shampooing et commence à me décrasser.
Cependant, c'était sans compter sur Bill. Je le vois qui m'observe d'un air gourmand depuis l'encadrement de la porte. Ca me donne des idées.
(Moi) : Eh ben, qu'est-ce t'attends ? Viens !
Il s'approche de la douche à pas chancelants avec un rire de dinde.
(Bill) : J'vais pas réussir à me déshabiller huhuhu...!
Je sors mon bras de la cabine et le tire par le t-shirt.
(Moi) : Eh bah viens comme ça !
Je l'attire dans la cabine tandis qu'il continue de glousser d'un air stupide. En peu de temps il se retrouve trempé de la tête aux pieds. Ses mèches ont envahi son visage barbouillé de maquillage. Dieu qu'il est sex, comme ça. Je m'en vais lui retirer son haut. Il se retrouve torse nu tandis que je suis en tenue d'Adam et Eve.
(Moi, d'une voix suave) : Embrasse-moi...
Il agrippe ma nuque et me mord sauvagement la lèvre supérieure, avant de me procurer un long baiser sulfureux. Mes mains descendent vers ses fesses pour le plaquer contre moi. Je halète tandis que le désir monte progressivement.
Tandis que nous continuons de nous embrasser je le débarrasse de son pantalon et de son boxer, non sans une certaine difficulté. Nous sommes à présent nus l'un contre l'autre. Je sens sa virilité durcie contre ma cuisse, et cela me fait perdre tous mes moyens. Ma main file entre nous et je commence à le caresser. Il gémit doucement.
(Bill) : Hmmm...encore...
Je continue de m'affairer tout en embrassant et mordillant chaque parcelle de peau que je peux trouver. Je tire ensuite sur ses cheveux en arrière pour offrir son cou à mes lèvres. Il soupire en fermant les yeux. L'eau dégouline sur son magnifique visage. Je recueille sur ma langue quelques gouttes d'eau qui tombent de son menton pour absorber un peu de lui.
Je m'agenouille devant lui et lèche le bout de son sexe tout en lui caressant le ventre et les cuisses.
(Bill) : Continue...ça fait tellement longtemps...
J'englobe son gland avec ma bouche et le suçote comme on pourrait le faire avec une glace ou une sucette. Ses mains se referment dans mes cheveux tandis que sa tête se renverse, bouche entrouverte et yeux fermés. Oh que j'aime le voir comme ça. Vision de jouissance, vision de paradis.
Au bout d'un bref instant, Bill se recule et me relève. Il me fixe d'un air plein de gravité. Je suis toujours dans un état second, je ne réfléchis plus. Je me sens juste bien.
Sa main glisse le long de mon dos, me faisant frissonner malgré l'eau chaude. Elle parcourt la courbe de mes fesses avant de s'arrêter à un endroit interdit.
(Bill, haletant) : J'ai envie d'essayer...avec toi.
Je ne réagis pas, je ne suis pas en état de penser ou de faire quoi que ce soit. J'ai juste envie de faire l'amour avec celui que j'aime.
(Moi) : Alors vas-y...
Je me plaque contre la paroi froide de la cabine, dos à lui. Il colle son torse à mon dos et vient agripper mes hanches.
(Bill) : Ca risque de faire un peu mal au début...
Je sens alors quelque chose tenter de franchir la barrière de mon intimité. Je me crispe. Bill force un peu plus. Un rictus de douleur apparaît sur mon visage tandis qu'il s'enfonce un peu plus en moi. Des perles de sueur viennent se mêler aux gouttes d'eau. Il faut que je tienne...j'ai envie de lui faire plaisir.
En un coup de rein il me pénètre complètement, ce qui m'arrache un cri bref et aigu. Les larmes me montent aux yeux.
(Bill) : Ne t'en fais pas, ça ira mieux après...
Tout en me disant ça, il me caresse doucement le visage. Il commence ensuite un lent va-et-vient, pas trop brusque pour éviter de trop me faire mal. Je le laisse faire, curieux de ce qu'il va se passer ensuite. Au début mes muscles sont tendus, puis je me détends progressivement au fur et à mesure que la douleur s'en va. Je ferme les yeux.
(Bill) : Je vais forcer un peu plus...
Je me prépare mentalement. Il s'enfonce plus loin dans mon intimité. Je redoute la douleur mais il vient se frotter contre quelque chose qui me fait pousser un gémissement de plaisir. C'est très bizarre...
(Moi) : Qu'est-ce que t'as fait ?!
(Bill) : J'ai touché ta prostate...tu vas voir, c'est agréable...
Il recommence ce qu'il a fait précédemment, me refaisant soupirer. Je me détends complètement et laisse Bill accélérer ses allées-et-venues. Soudain, une de ses mains vient prendre ma virilité en main et commence à me caresser.
(Moi) : Han...c'est trop bon...
Je sens son souffle accéléré dans mon cou.
(Bill) : Je sais...
Il accélère et amplifie le mouvement. Je me cramponne à ses hanches, submergé par la soudaine vague de plaisir.
(Moi) : Hmmmm...plus vite...plus fort...
Il m'obéit. Il va de plus en plus vite, me pénétrant toujours plus profondément. Nous nous mettons à gémir en coeur.
(Bill) : Evan, je...je t'...
Sa phrase est couverte par un de mes cris. Mon ventre s'est contracté, au summum de la jouissance. Je ferme donc les yeux tandis que le fruit de mon plaisir se répand entre autres sur le carrelage de la douche et dans la main de Bill.
Celui-ci se retire précipitamment de mes fesses, à la limite de l'orgasme. Il recueille mon sperme au creux de sa main. Je me demande bien ce qu'il va en faire. Il porte sa main à son sexe et se masturbe avec la substance. Je le regarde, surpris. Il se caresse de plus en plus vite et pousse un long gémissement avant d'éjaculer à son tour. Je ne dis rien à propos de cette étrange façon de jouir et m'en vais lui déposer un tendre baiser sur la joue. Ca y'est, je suis revenu sur Terre.
Je viens de faire l'amour à proprement dit avec Bill sans protection.
Vais-je payer les conséquences de mes actes ?
[Voilà, fin du chapitre. Que pensez-vous de la tournure de la fic ? Est-ce que vous trouvez que je publie trop souvent, ou avec des chapitres trop longs ? A votre avis, qu'est-ce que Bill allait dire à Evan ?]
Je ne peux pas m'empêcher de publier ce commentaire qui m'a fait extrêmement plaisir :
Expéditeur : z3-fic-th
Commentaire envoyé le : samedi 07 juin 2008 15:46
Article associé : Chapitre X : Bill se confesse...et Tom se fait la malle Voir l'article Éditer l'article
Oh punaise, mais t'es vraiment une auteur bourrée de talents !
T'as réussie tout au long de cet aprem a me faire sourire, a me sentir "Evan", a me faire rire, a me faire sourire et là je suis en train de pleurer...
J'ai pas honte de ce que je te raconte mais sérieusement je pleure. C'est trop triste, je voit tellement comme Evan doit se sentir... le pauvre
C'est super sentimental et le coup de Tom n'est pas le jumeau de Bill je ne m'y attendais absolument pas.
Vraiment génial ! Je suis très impatiente de lire la suite =)
A partir de je ne sais plus qu'elle heure j'ai commencer à lire et figure toi que tu m'as même donné envie d'écrire une autre fiction. Tu mérites d'être blog star et même plus.
J'ai jamais autant aimé une fiction. Vraiment tu as que du mérite ! BRAVO
PS : N'oubliez pas d'aller voter sur le Psychodelique-Annuaire (je suis page 36).
