Chapitre XIII : Dans la chambre 483...

Putain de merde, mais pourquoi est-ce que j'ai dit une chose aussi stupide ?? Vous pouvez me le dire ? Moi je vais vous le dire. Tout simplement parce que l'espace d'un instant, je me suis dit que s'il était tellement infidèle avec Tom, c'est qu'il ressentait quelque chose envers moi...quelque chose de fort, de puissant. Je crois que je me suis planté...Mais en même temps, d'où lui vient ce désir pour moi ? Il y a bien une raison...Dans tous les cas, je plaque mes mains sur la bouche, conscient de la connerie que je viens de sortir. En plus, je ne sais même pas si ce que je viens de dire est sincère. Bill me fixe avec un regard indéfinissable et semble extrêmement mal à l'aise. Mal à l'aise que moi, Evan Culkin, soit tombé raide dingue de lui. Je crois que j'ai eu le coup de foudre, je crois, oui... Pourtant, ça ne devrait pas le gêner, hein ? Des déclarations d'amour, il en reçoit tous les jours. Quand une fan lui déclare sa flamme, il dit : "Merci, c'est gentil, je suis touché". Mais là, rien. Il ne répond rien. Il n'y a plus entre nous deux qu'un silence pénible. Pourquoi ? On n'entend plus que le clapotement de l'eau. Je me décide à rompre la glace.

(Moi, d'une toute petite voix) : Je suis désolé...ça m'a échappé. Oublie ce que je viens de dire.

Je me sentais sur les nuages il y a quelques minutes, bah là je peux vous dire que je suis à des kilomètres sous terre. Je me hais, parfois. En plus, je me sens un tout petit peu bête, là, vous voyez. Bill me lance un regard profond. Je cherche à déchiffrer ce que me disent ses yeux. Ils ne reflètent rien, si ce n'est...de l'embarras. Non. Il me cache quelque chose, ça se voit. Il s'apprête à dire quelque chose...mais il s'interrompt car la porte vient de s'ouvrir. Je pousse une exclamation étouffée. MERDE ! Les personnes qui arrivent sont : Georg, Gustav et...TOM ! J'ai juste le temps de jeter un regard paniqué à Bill quand Tom nous remarque. Je retiens mon souffle, le coeur battant. Lentement, je vois ses yeux s'ouvrir sur la stupeur et sa bouche s'ouvrir en grand. Georg et Gustav nous fixent d'un air dégoûté. Je me sens terriblement mal, je pourrais dire : "Tom, c'est pas ce que tu crois, je réconfortais Bill parce qu'il est triste de t'avoir perdu...". Mais je ne dis rien, parce que la trouille me paralyse, tout simplement. C'est Bill qui se charge de la situation. Il sort de l'eau, le visage barbouillé de mascara coulé, et se précipite vers Tom pour le prendre dans ses bras. Mon coeur se serre de douleur. Comment ai-je pu penser que ce que je ressens est réciproque ? Tom le repousse violemment.

(Tom, furieux) : M'approche pas, putain !

(Bill) : Mais...mais...Tom !

Tom tripote son piercing au labret avec furie. Il me fusille du regard, moi qui reste comme un con dans la piscine. Je soutiens son regard. Il serre les poings.

(Tom) : Toi, je vais t'exploser la gueule !!!


Il commence à s'avancer, histoire d'aller me recadrer le portrait, mais Georg et Gustav le retiennent. Bill ne sait plus où se mettre. Il se poste devant Tom et lui parle d'une voix basse et précipitée pour le calmer.

(Bill) : Tom, sincèrement, c'est pas ce que tu penses, on discutait, c'est tout, tu l'as bien vu, il se passe rien, je te l'ai déjà dit, j'ai fait des conneries mais je t'aime, tu sais, je t'aime tellement...


Je me mords la lèvre. Quel connard ! Il ment à tout et tout le monde. Il joue avec les gens, les manipule. Il m'écoeure. Je suis sûr qu'il n'aime pas Tom. Il reste avec pour la survie du groupe. Et avec moi, il joue un terrible double jeu que je n'ai pas encore réussi à percer. Tom ne se prend pas aux paroles de Bill et tourne la tête quand il essaie de l'embrasser.

(Tom) : Oui, bien sûr, il se passe rien mais en attendant, tu trouves pas ça un peu bizarre que tu ailles te baigner tout habillé avec le mec que tu as baisé hier soir COMME PAR HASARD ? Pffff, tu me prends vraiment pour un con. C'est terminé entre nous, Bill...trop de fois tu t'es foutu de ma gueule...

Alors comme ça, il y en a eu d'autres avant moi...putain...je suis celui qui passe après tout le monde. Bill est une vraie salope. Tom se tourne vers moi ; je retiens mon souffle. Ses yeux sombres lancent des éclairs.

(Tom, en pointant son index d'un air menaçant) : Quant à toi, Evan, que je te croise pas dans un couloir...je te jure que ça sera ta fête.

(Georg, en le tirant par le bras) : Allez, on s'en va, il en vaut pas la peine...

Lui, Tom et Gustav s'apprêtent à partir quand Hub fait irruption dans la salle, l'air complètement paniqué. Je l'avais presque oublié, celui-là.

(Hub) : Ah, Evan, vous êtes là ! Venez vite !

Je sors rapidement de la piscine. Mes vêtements détrempés gouttent sur le carrelage. Tom se retient visiblement de venir me coller une droite. Bill est en retrait, un air malheureux peint sur le visage. Dégoûté parce qu'il vient de se faire jeter...

(Moi, intrigué) : Qu'est-ce qu'il y a ?


(Hub, affolé) : C'est votre soeur ! Elle s'est fait attaquer !

(Moi) : QUOI ???

(Hub) : Suivez-moi ! Elle est à l'hôpital !

Je plante tous les membres du groupe et sors en trombe de la terrasse avec Hub qui s'est mis à courir. Rapidement, nous montons dans la limousine réservée aux TH et nous fonçons vers l'hôpital. Je tremble comme une feuille, la gorge serrée.

(Moi) : Qu'est-ce qui s'est passé ?!

(Hub) : Vous savez que les premières photos de Bill et votre soeur ont été publiées dans Bravo....eh bien, ça n'a pas plus à certaines filles, qui se sont rassemblées pas loin d'ici pour agresser Maiwenn dès sa sortie de l'hôtel.

Je lâche un cri de surprise.

(Moi) : Mais elles sont tarées ces filles !


Il baisse la tête, affligé.

(Hub) : Beaucoup de fans de Tokio Hotel sont excessives. Certaines se scarifient "Rette Mich" sur le bras. J'ai déjà vu ça, un jour.

Je commence à me ronger les ongles, inquiet. Je range tous les problèmes liés à Bill dans un coin de ma tête. Je verrai tout ça plus tard. Pour l'instant, ce qui compte, c'est ma soeur.

(Moi) : Et c'est grave ???

(Hub) : Je n'en sais pas plus que vous, monsieur Culkin. L'hôpital a appelé le dirigeant de l'hôtel qui est venu me prévenir, et c'est tout.

Je panique intérieurement, me pose un tas de questions. Pourquoi est-elle sortie toute seule dans la rue ? C'est un peu de ma faute...je l'ai négligée ces derniers jours. Si j'avais été là, j'aurais pu la protéger...mais non, je ne me suis préoccupé que de Bill, alors qu'il n'en vaut pas la peine. Pfff...il va falloir que je revoie le sens de mes priorités.

***

On débarque en trombe dans l'hôpital, on demande rapidement le numéro de chambre de ma soeur. Oh mon Dieu. Elle est en réanimation. Les larmes me montent aux yeux. Je jette à l'infirmière un regard de chien battu.

(Moi, au bord des larmes) : Elle...elle est dans le coma ?

L'infirmière m'adresse un sourire tendu.

(Infirmière) : Je ne sais pas, je n'ai pas eu de nouvelles du médecin...allez voir par vous-même. Chambre 483...

Chambre 483...comme par hasard. C'est un signe du destin ça...peut-être que cela veut dire que TH ne nous apportera que des problèmes...j'en ai déjà la preuve maintenant...Putain, Maiwenn ! Elle est ignoble, chiante, désagréable, lunatique, mais c'est ma soeur, et je l'aime plus que tout. J'ai envie de pleurer, mais il faut que je me retienne. Je veux la voir, c'est tout ce qui compte maintenant. Maiwenn, pardonne-moi...

***

Nous arrivons à la porte de la chambre. Le nombre 483, écrit en lettres noires, étincelle d'une étrange lueur. Ca me laisse une impression...bizarre. Comme si ce chiffre me donnait un avertissement. Mais un avertissement de quoi ? Je secoue la tête. Arrête, Evan, tu dérailles...Sur la porte, il y a une vitre mais elle n'est pas transparente, on ne voit que des ombres à travers. J'ai les nerfs en pelote. Je ferme les yeux et compte jusqu'à dix pour me calmer. Dire que ma soeur se trouve derrière cette porte, peut-être entre la vie et la mort...à cette pensée, mes yeux se brouillent. Je me mords la lèvre. Hub me pose un bras amical sur l'épaule.

(Hub) : Ne vous inquiétez pas...je suis sûr qu'elle va bien.

Il n'a pas l'air d'y croire lui-même...Au même moment, le médecin sort de la chambre. L'expression de son visage est indéchiffrable. Je saute quasiment sur lui.

(Moi, l'air désespéré) : Comment va ma soeur ???

(Le médecin) : Elle était inconsciente mais elle vient de se réveiller. Vous pouvez aller la voir, mais pas longtemps. Elle a besoin de se reposer.

Sur ce, il nous laisse. Hub reste dehors.

(Hub) : Je viendrai la voir après. Allez-y, je vous laisse tous les deux.


Je hoche la tête lentement en le remerciant silencieusement de son respect. Je dois être blanc comme un cul tellement je me sens mal. Bon allez, il est temps d'entrer dans la chambre...

Je pousse la porte, le coeur battant. J'ai peur de ce que je vais trouver à l'intérieur. Je rentre à l'intérieur de la chambre 483. La pièce est blanche, inondée par le soleil. Ca contraste avec le lit qui se trouve au milieu, un lit entouré de machines, de fils, d'appareils électriques...et au milieu, ma soeur. Je me précipite vers le lit. Elle a les yeux fermés, les paupières qui tremblent un peu...je retiens mon souffle. Un de ses yeux est noirci par un cocard...tandis que son bras gauche est cassé, recouvert d'une attelle. Mes yeux sont tout embués. Ca me fait mal de la voir comme ça. Il y a des taches de sang par endroits sur le drap immaculé, on voit des hématomes et des plaies sur tout son corps. Mon coeur se serre. Si je retrouve celles qui lui ont fait ça...! La respiration de ma soeur est faible, mais bruyante. Tu dois souffrir, Maiwenn...pardonne-moi. Pardonne-moi...une larme coule sur ma joue. Puis une autre. Je m'asseois près d'elle, sur le lit, pour sentir sa chaleur si réconfortante. Elle ouvre soudain les yeux ; ils sont vitreux.

(Maiwenn, avec un sourire faible) : Ah t'es là...

Elle tend la main vers moi et la pose sur mon genou. Ca me fend le coeur de la voir comme ça. Si on blesse ma soeur, c'est comme si on me blessait moi. C'est comme ça.

(Moi) : Oui, je suis là...qu'est-ce qui t'est arrivé ?


Elle se redresse avec difficulté sur son oreiller et me fixe un moment, son oeil poché oscillant entre le noir et le violet. Sa lèvre inférieure est fendue et rougie de sang coagulé.

(Maiwenn) : Je suis sortie prendre l'air parce que j'en avais marre d'être enfermée dans l'hôtel...puis elles étaient là, une bande de cinq ou six filles. Elles ont tout d'abord commencé à m'insulter, alors, tu me connais, je ne me suis pas laissée faire. Puis elles se sont toutes mises à me tabasser, à me parler de Bill, puis je n'ai plus rien entendu, j'avais mal, trop mal, puis d'un coup plus rien...Putain, j'ai mal au crâne. J'ai l'impression qu'un marteau tape à l'intérieur de ma tête...

Elle ferme les yeux. Je reste un moment à la regarder. Je n'ai qu'une envie : retrouver ces filles et les massacrer. Mais ça ne sert à rien. Elles resteront toujours aussi timbrées. Maiwenn, toujours les yeux fermés, pointe le doigt vers quelque chose qui se trouve près de la fenêtre.

(Maiwenn) : Tiens, tu trouveras la dernière parution de Bravo. Je suis dedans. Je suis célèbre, maintenant...et voilà ce que ça m'a apporté !

Je vais chercher le magazine. Je le lirai plus tard.

(Maiwenn, d'un ton amer) : Tu sais, Evan, n'importe quelle fille aurait rêvé d'être à ma place. Etre avec les TH au quotidien...mais je me rends compte que c'est pas si bien que ça. Après tout, je ne fais que jouer un rôle...j'ai des relations strictement professionnelles avec eux, et je crois que ça restera toujours comme ça...ils resteront toujours inaccessibles...

Ses paroles sont pleines de sous-entendus. Par là, ma soeur veut dire que même pour moi, Bill sera inaccessible pour toujours...qu'il ne m'aimera jamais, et que je ferais mieux de l'oublier...Mais je le sais, Maiwenn, JE LE SAIS ! Mais je ne peux pas, voilà. Je l'aime...je l'aime et c'est tout.

(Maiwenn) : ....voilà pourquoi j'arrête tout. On va pouvoir rentrer en France.

(Moi) : Quoi ?! Tu rigoles, là ?


Elle se tourne vers moi et m'adresse un pâle sourire.

(Maiwenn) : Mais nan, je suis sérieuse...comme ça, t'auras pas besoin de rester non plus...tu verras plus les TH que tu peux tellement pas sacquer...

(Moi) : Tu te fous de ma gueule...


Si elle part, je n'aurais plus rien à faire ici. Je serai moi aussi obligé de partir...nan ! Je ne veux pas quitter Bill, même si je sais qu'il s'en fout totale de moi. Rien que le fait de le voir m'apaise...Y'a-t-il quelqu'un pour comprendre ça ???

Au même moment, on toque à la porte. Puis on entre. C'est Gustav. Je suppose que les autres ne doivent pas être loin.

(Moi, d'un ton mauvais) : Merde, je peux pas être tranquille avec ma soeur ?


Gustav évite de me regarder. Je crois qu'il ne m'aime pas beaucoup.

(Gustav) : Toi, j'ai à te parler, après. Mais je te signale qu'on a autant le droit de voir Maiwenn que toi.

Je dois le prendre bien là ou pas ? Nan, je le prendrai pas bien.

(Moi) : Très bien, je t'attendrai dehors.


Je prends le magazine Bravo et sors dans le couloir. Hub est toujours là.

(Hub) : Bill et Tom sont à l'entrée en train de fumer une cigarette.


Bien. Ils sont à l'entrée. Et la sortie de secours, elle est où ? Trêve de plaisanteries, je vais aller attendre Gustav dans le hall. Je me demande bien ce qu'il veut...


[Voilà, chapitre riche en action, comme vous l'aimez ^^ ! Alors comme ça, Maiwenn veut rentrer en France...et Gustav veut parler à Evan ? Oui, mais de quoi ??? Et finalement, Bill n'a pas eu le temps de répondre après qu'Evan lui ait dit je t'aime...mais que pense-t-il vraiment ? Réponse dans la suite !]
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Réponse aux questions :


babette-et-moi : Y'a un truc que j'ai pas bien compris...
A un moment, quand ils vont en boite, y'a Tom qui est très proche de Maiwenn , or elle est censée représenter la petite copine de Bill.
Puis aussi Bill va chauffer Evan alors que Tom le voit.
T'peux m'expliquer please ?

En fait, Tom en draguant Maiwenn a voulu rendre Bill jaloux, parce qu'il a bien vu que Bill était intéressé par Evan...ensuite, Bill chauffe Evan, tout simplement parce que ce mec n'a pas sa b*** dans sa poche Xd
Chapitre XIII : Dans la chambre 483...

# Posté le lundi 21 avril 2008 08:20

Modifié le vendredi 30 janvier 2009 15:55

Chapitre XIV : Bill et ses mystères...

Je m'en vais lire le magazine que ma soeur a acheté. Les photos d'elle et de Bill occupent la majeure partie de la revue. Ca me fend le coeur. Elle a le droit de tout avec lui, tandis que la porte du bonheur d'être avec Bill restera à jamais fermée pour moi...Putain, Maiwenn...tu veux rentrer en France. Bill ne m'aime pas, et elle risque sa vie ici. Je suis obligé de la suivre, ce serait de la folie de rester avec les TH. Avec Tom qui menace de me casser la gueule à chaque minute...et Georg et Gustav qui me détestent parce que je suis un briseur de couples...mais il ne faut pas oublier que c'est Bill qui est venu me chercher. Avant, j'étais hétéro, j'allais bien, et voilà que tout a basculé...à cause de Bill. Je le hais, je voudrais tellement qu'il change, qu'il change pour moi ! Mais on ne change pas les gens, c'est bien connu. Notre relation est vouée à être un mélange d'envie, de haine, de rejet et de désir. Rien de sain. Je devrais l'oublier. Et la passion qui me brûle le corps, j'en fais quoi ??? Et merde, j'en reviens toujours au même point. Je ne sais pas quoi faire...

***

Alors que je suis perdu dans des pensées plus ou moins sombres, Gustav apparaît devant moi. Le visage fermé, les bras croisés. Je crois que je vais passer un mauvais quart d'heure.

(Gustav, en grommelant) : Viens, on va discuter dans le parc.


Nous sortons donc dans le jardin derrière l'hôpital. La nuit est là, étoilée. Une légère brise me fait frissonner, moi qui suis en tee-shirt. Je me frictionne les bras pour me réchauffer. Gustav marche la tête baissée. Seuls nos pas sur le gravier viennent troubler le silence.

(Gustav) : Tu sais que t'as foutu une sacrée merde en débarquant ici, toi...

(Moi) : ...

(Gustav) : En fricotant avec Bill, tu menaces l'avenir du groupe...Si Tom et Bill se séparent, c'est la fin de Tokio Hotel. T'as saisi, ça ?

Je hoche de la tête. Je n'ai rien à répondre, parce que c'est la vérité.

(Gustav) : Alors, soit t'arrêtes tes conneries, et tout va bien, soit tu continues à faire le con, et nous serons obligés d'intervenir...


Je lui jette un regard venimeux. Ca y'est, j'explose. Toute la pression contenue en moi dégouline de ma bouche comme autant de serpents. Je me mets à gueuler.

(Moi, furax) : Encore une fois, j'ai la preuve que vous êtes intéressés que par le fric ! Les sentiments, on s'en bat la rate, tant que les apparences sont conservées ! J'y peux rien si Bill a la bite en feu, ok ? J'y peux rien s'il assume pas son homosexualité...j'y peux rien s'il vient toujours me chercher ! Il en a peut-être rien à foutre des gens, mais pas moi ! Contrairement à lui, moi j'estime les gens...je les respecte.

Je reprends mon souffle et essaie de me calmer. Je me sens soudain très las, très fatigué. J'ai envie de m'endormir et d'oublier tout ça, ou de partir loin...de fuir mes problèmes, quoi. Gustav me lance un regard perçant.

(Gustav, d'un ton direct) : Tu l'aimes, c'est ça ?

(Moi, au tac au tac) : Nan !

(Gustav) : Bien sûr que si...tout le monde aime Bill. Tout le monde tombe sous son charme, son mystère...car personne ne sait vraiment ce qu'il pense.

(Moi) : Mais pourquoi il joue autant avec les gens ? Il fait souffrir plein de monde, à agir comme il fait...

(Gustav) : J'imagine qu'il profite de la vie...

Il profite de la vie. Alors moi, je ne sers qu'à lui procurer du plaisir, qu'à l'amuser, jusqu'au moment où il en aura marre...lassé de son jouet, il se détournera de moi comme si je n'avais jamais existé...perspective pas très réjouissante.

(Moi) : Mouais...de toute façon, ma soeur compte rentrer en France. Vous n'entendrez plus jamais parler de moi...

Ma voix se brise sur cette dernière phrase. J'en ras le cul, putain.

(Gustav) : Ah, elle veut rentrer en France ? Voilà qui règle le problème...

Merci, on se sent aimé après. Je pousse un soupir désespéré. Cette conversation ne mène à rien.

***

Après avoir fait un tour dans le jardin, nous retournons dans le hall de l'hôpital. Tom et Bill ne s'y trouvent plus. Ouf...nous remontons ensuite à la chambre 483. Ils sont à l'intérieur. J'entre, j'entre pas ? Je respire un bon coup. Allez, j'entre. Georg est accoudé à la fenêtre. Bill et Tom parlent à voix basse à ma soeur. Ils sont loin l'un de l'autre, signe que Tom n'a toujours pas pardonné à Bill. C'est au moins un point positif pour moi. Bill me jette un regard rapide tandis que Tom fait genre je ne suis pas là.

(Bill, à Maiwenn) : Je suis vraiment désolé de ce qui t'arrive, Maiwenn...mais sérieusement, il faut que tu restes, on a besoin de toi !

(Maiwenn) : Je sais pas, Bill...j'ai plus vraiment envie.

(Bill, insistant) : Sérieusement, si tu pars, les journalistes s'apercevront que c'est un coup monté, c'est mal, ça, c'est très mal...


(Moi, avec colère) : Oui, de toute façon, quand les gens présentent un intérêt, tu t'y intéresses, mais dès qu'ils ne te servent plus à rien, y'a plus personne !

Sur cette remarque que j'espère vexante, je m'en vais, en disant au revoir à ma soeur d'un regard. Elle comprendra. Je rentre à l'hôtel par la limousine.

***

Deux jours se sont écoulés. Maiwenn est toujours à l'hôpital, elle a plusieurs traumatismes crâniens et les médecins veulent la garder en observation. Il me tarde qu'elle revienne, parce qu'ici c'est pas la joie. Ca fait deux jours que je n'ai eu aucun contact avec les TH...juste avec Hub. J'ai peut-être croisé Bill une ou deux fois dans un couloir, mais pas une fois son regard s'est posé sur moi. Ca y'est, on a baisé, donc je suis revenu au stade de merde de base...tant pis. Même si je souffre de cette absence, j'essaie d'arrêter d'y penser. Je l'aime, je le désire toujours autant, mais il faut bien que je me mette dans la tête qu'entre nous, c'est pas possible. Pourtant, je n'imagine pas ma vie future sans lui. Je le verrai dans les magazines, à la télé...mais il sera inaccessible, à travers un écran.
Je descends dans le hall de l'hôtel. J'ai envie de me fumer une clope. Oui, c'est une nouveauté, je fume. Mais j'ai besoin de me détendre. Je croise Tom avec des tas de bagages. Je sais que nous sommes en froid, mais je ne peux retenir ma curiosité naturelle.

(Moi) : Où tu vas ?!


Il m'observe froidement.

(Tom) : Je m'en vais. Loin.

(Moi) : Mais...vous aviez pas des interviews prévues cette semaine ? Des concerts ?


(Tom) : Il n'y aura plus ni concerts ni interviews. C'est la fin de Tokio Hotel.

BOOM ! La nouvelle me fait l'effet d'une bombe. C'est la fin de TH ??? Mais...c'est pas possible !

(Moi) : Et les fans, t'en fais quoi ?!

Comprenant que la conversation risque de continuer, il pose ses bagages à terre. Il tripote son piercing avec sa langue, il fait toujours ça quand il est énervé. Il est sexy, lui aussi.

(Tom, avec un soupir) : Nous mentons à nos fans depuis le début. Elles croient que Bill et moi sommes jumeaux, nous sommes, ou plutôt étions en couple. Elles pensent que nous sommes hétéro alors que moi je suis bi et Bill totalement gay. Nous ne méritons pas d'avoir des fans aussi fidèles, aussi...géniales.

Je me renfrogne.

(Moi) : Ouais, elles sont tellement géniales qu'elles ont tabassé ma soeur dis donc...

Il éclate de rire, prenant conscience de sa bourde. Il secoue son visage aux joues rosies.

(Tom) : Nan, ce ne sont pas des fans, ces filles-là...elles sont amoureuses de nous et n'admettent pas qu'on puisse avoir une relation avec quelqu'un. Elles se conduisent un peu comme des ex, en fait.


Nous nous marrons sur cette dernière phrase. Il a l'air de moins m'en vouloir, déjà. Tiens, en parlant d'ex...voilà Bill qui fait son apparition. Nous arrêtons de rire sur le champ. Bill a le visage fermé. Quand il arrive à mes côtés, mon coeur se met à cogner dans ma poitrine. J'ai tellement envie de le toucher...!

(Bill, à Tom) : Alors, c'est sûr ? Tu nous quittes ?

(Tom, déterminé) : Oui...il y a trop d'embrouilles entre nous, Bill...j'ai envie d'autre chose.


(Bill, vexé) : Bien, si c'est ton choix. De toute façon, personne n'est irremplaçable. Hein, Evan ?

Je sursaute. Pourquoi il me dit ça ? Ca veut dire que moi aussi, je ne suis pas irremplaçable ? Merci, je le savais déjà.

(Moi, énervé) : Si tu me parles pour me dire des trucs aussi débiles ferme la dorénavant.

(Bill, précipitamment) : Mais nan, c'est pas ce que je voulais dire ! C'est pas parce que Tom se casse que c'est la fin de Tokio Hotel ! Tu seras notre nouveau guitariste.

Ma mâchoire se décroche sous l'effet de la surprise. Tom en fait de même.

(Moi) : Tu peux répéter ? Je crois que j'ai pas bien entendu.


Il lève les yeux au ciel.

(Bill) : Merde, t'es bouché ou quoi ? Tu seras notre nouveau guitariste. Ok ?

Tom a l'air complètement dégoûté de voir qu'on lui ait trouvé si vite un remplaçant. Je ressens également du dégoût envers Bill. Je me rends compte que s'il ne respecte pas Tom, il ne me respectera jamais non plus. D'un côté, Bill dit peut-être ça pour que Tom soit jaloux et reste. Peut-être.

(Moi) : Tu crois sérieusement que je vais vous suivre en tournée ? Pour supporter ta tête de con tous les jours ?


Il fronce les sourcils.

(Bill) : Avant-hier, ma tête de con, tu l'as bien appréciée, surtout quand elle était entre tes jambes...!

(Moi) : GLOUPS'

(Tom) : Bon bah moi je vais y aller hein ! Bonne chance pour la suite !

Un peu rageux, il saisit tous ses bagages et prend la direction de la sortie. Personne ne cherche à l'arrêter. Je me demande si je le reverrai un jour...? Bill se tourne vers moi.

(Bill) : Alors ? T'en dis quoi ?

Il me fixe de ses yeux bruns. Je ne peux soutenir son regard. Maintenant que je lui ai avoué mes sentiments, je me sens vulnérable près de lui. Comme...à nu. J'ai l'impression qu'il peut lire en moi comme dans un livre ouvert. Mes yeux s'attardent sur le contour doux de son visage, sa bouche, son corps...puis enfin se plongent dans son regard ambre. Ils lui disent "je t'aime". Un frisson le parcourt. Est-ce qu'il aurait compris ? Dans tous les cas, il ne répond rien, mais il semble un peu déstabilisé. Bien sûr que je rêverais d'être leur nouveau guitariste. Je serais aux côtés de Bill tout le temps, il ne serait qu'à moi. Mais je ne peux pas...je dois raccompagner Maiwenn en France. En plus, Gustav m'a prévenu que si Bill et Tom se séparaient, j'aurais de gros problèmes. Et c'est ce qui vient de se passer. Si je reste ici, autant que j'aille tout de suite réserver ma place au cimetière. Cruel dilemme.

(Moi, hésitant) : Je ne peux pas, Bill...tu es trop bizarre. Tu as un comportement exécrable. Tu te fous de la gueule de tout le monde. Tu ne respectes personne. C'est pas possible, tu vois...

Il semble profondément affecté par ce que je viens de lui dire. C'est la première fois que je vois mes paroles le blesser de cette façon. Aurais-je touché la corde sensible ?

(Bill, à mi-voix) : Tu sais, si je suis comme ça, c'est que...c'est que...


Je l'encourage du regard.

(Moi) : C'est que...?

Vais-je percer ses mystères ? Je suis suspendu à ses lèvres, brûlant d'impatience.

(Bill) : C'est que...je déteste ma vie.

(Moi) : QUOI ???

Il est millionnaire, c'est une star du rock, il peut se taper qui il veut, et il déteste sa vie...?!

(Moi) : Tu te fous de ma gueule...

Il ne répond pas et part précipitamment, le regard plein de détresse. Je tente de le rattraper.

(Moi) : Bill...?


Il se met à courir. Je le poursuis. Malheureusement, il s'engouffre dans un ascenseur. La porte se referme derrière lui avant que j'aie pu rentrer à l'intérieur. Je n'ai droit qu'à un regard infiniment triste avant que les battants ne se ferment.

(Moi, en murmurant) : Mais Bill...qu'est-ce que tu me caches ???

[Voilà, nouveau chapitre, long aussi celui-là, j'espère qu'il vous a plu ! A votre avis, Bill va-t-il révéler à Evan la cause de son mal-être ? Tom va-t-il revenir sur sa décision ? Ou bien, pensez-vous qu'Evan va prendre sa place en tant que guitariste ? Mystère, mystère...réponse dans les prochains chapitres !]


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Questions :

lamisslilodu60 : ah oui et une tiite kestii0n "est-ce que maiiwen elle a des sentiiment pour tOm ?!"

Non, Maiwenn n'a pas vraiment de sentiments pour Tom, d'une parce qu'elle sait depuis le début qu'il est avec Bill, de deux parce qu'elle n'a pas envie de tomber amoureuse pour s'engager dans une loooongue et douloureuse relation.

PS : j'ai découvert un truc, pas très intéressant, certes, mais bon chu contente quoi c'est moi qui l'ai trouvé ! Enfin bref. SI vous écoutez attentivement la chanson Reden, vous constaterez qu'à certains moments on entend Bill chanter avec quelqu'un. Et ça ne peut pas être Tom, la voix est beaucoup trop aiguë...en plus, vers 2 minutes 54, on entend même une fille jouir (si si j'te jure ^^). Alors...qui est cette chanteuse mystère ???
Chapitre XIV : Bill et ses mystères...

# Posté le mardi 22 avril 2008 18:20

Modifié le vendredi 30 janvier 2009 15:58

Chapitre XV : In Der Zimmer 483 Mit Maiwenn (ouais ouais j'parle allemand ^^)

Je remonte dans ma chambre, un peu perplexe. Qu'est-ce que Bill peut bien cacher ??? Il est vraiment trop bizarre...Tom n'est plus là, Maiwenn non plus...il ne reste que Georg et Gustav, qui je vous le rappelle veulent me fracasser la tronche. Youpi. Bon. Je vais aller voir Maiwenn à l'hôpital. Espérons qu'elle va pouvoir bientôt sortir.

***

(Maiwenn) : Hello, mister brushing...

Elle est assise sur son lit en train de regarder la télé. Elle a l'air d'être en meilleure forme, en fait. Je m'approche d'elle avec un sourire. C'est bien la seule personne ici qui ne me cause pas de problèmes. Quoique.

(Moi) : Ca va mieux ?

Elle sourit faiblement.

(Maiwenn) : Oui, je vais pouvoir sortir demain ou après-demain.


Un silence. Quelque chose semble la préoccuper. Je la scrute d'un air curieux.

(Moi, d'un ton interrogateur) : Qu'est-ce qu'il y a ?


Nouveau silence. Elle se tourne brusquement vers moi.

(Maiwenn, d'un ton précipité) : Alors comme ça, Tom a quitté le groupe ?

J'ouvre des yeux étonnés.

(Moi) : Comment t'es au courant ?


Elle se met à rougir violemment.

(Maiwenn, en bafouillant) : Il m'a téléphonée...

(Moi) : Parce que tu lui as donné ton numéro ??


(Maiwenn) : Nan nan, je lui ai donné l'adresse de notre grand-mère...pfffff.

(Moi) : Hmmmm hmmm...oui Tom a quitté le groupe...et toi, tu comptes toujours rentrer en France ?

Ca, c'est le sujet qui fâche. Je vois bien que ça la tracasse...elle est partagée, en fait.

(Maiwenn) : Oui...j'ai plus envie de jouer ce rôle. Et puis, de toute façon, on finira bien par découvrir que Bill est gay.


Un autre silence. Elle a raison, je le sais. Vu la vitesse à laquelle Bill fait ses conquêtes, la vérité va bien finir par faire son chemin. Et dire que je fais partie de l'une d'elles. Je ne suis qu'une conquête. Ca me blase rien que d'y penser.

(Moi) : Je sais pas si je t'accompagnerai...Bill m'a proposé d'être le nouveau guitariste de TH.

Elle laisse échapper un hoquet de surprise.

(Maiwenn, ahurie) : Quoi ??? Il t'a déjà désigné comme remplaçant ?

(Moi) : Ouais...et ça me tente bien.


Elle secoue la tête.

(Maiwenn) : Nan, Evan, si tu fais ça, tu n'auras que des problèmes...Bill est un fouteur de merde, regarde tout ce qu'il a fait ! Il te fera souffrir, et tu le sais très bien...

Je me mords les lèvres. Je sais pertinemment qu'elle a raison. Mais je suis mon intuition. Et mon intuition me dit de rester avec les TH, ne serait-ce que pour la survie du groupe.

(Moi) : On ne vit qu'une fois, soeurette...donc je reste ici.

Elle soupire. Elle sait que quand j'ai décidé quelque chose, il est difficile de me faire changer d'avis. Mais est-ce que je fais le bon choix ? Oh et puis merde, arrête de réfléchir, Evan, et fonce ! Soudain, le portable de ma soeur sonne. Elle saute dessus comme si on allait lui voler. C'est un message.

(Maiwenn, toujours en regardant son portable) : Demain soir, un pote aux TH fait une fête...et t'es invité.

Attendez, je dois me poser des questions sur le fait que ma soeur soit au courant des moindres faits et gestes des TH ou sur le fait que j'aie été invité à une fête alors qu'ils me détestent tous ? Bon. On va prendre ça dans l'ordre hein.

(Moi, intrigué) : Qui est-ce qui t'a envoyé le message ?!

(Maiwenn, embarrassée) : C'est Bill.

(Moi, un peu jaloux) : Bah ça va tu te fais pas chier...et euh (je fais genre je suis pas intéressé) ça se passe où ?

En fait, je brûle de savoir où, quand et avec qui se déroule cette fête. Ce sera le moment de retrouver Bill...et qui sait, sous l'effet de l'alcool, je pourrai enfin savoir ce qu'il me cache...

(Maiwenn, souriant devant mon intérêt soudain) : Chez le pote des TH...si je te dis qu'il s'appelle Andreas, ça ne va pas trop te parler je suppose...moi, vu que je suis fan, je sais que c'est le meilleur ami des "jumeaux", mais toi nan !


J'aime quand ma soeur souligne à quel point je suis ignorant. Elle est adorable (LOL).

(Moi, avec un sourire supérieur) : Oui mais j'irai seul, de toute façon, puisque tu seras dans ton lit d'hôpital !


Elle ricane d'un air diabolique.

(Maiwenn) : Eh non, mon cher frère, car je vais signer une décharge pour me casser demain !

Merde, elle marque un point là.

(Moi) : Je m'en fous. Avec ton cocard et ta tronche défigurée tu te feras huer.

Elle prend un air boudeur. J'aime nos petites joutes verbales, ça me tient en forme.

(Maiwenn) : Je te déteste, Evan.

Je souris. C'est quand elle est comme ça que je me rends compte qu'elle va mieux.

***

Me voilà de retour dans ma chambre d'hôtel. On part demain matin. Eh oui, car Andreas habite à Magdeburg, une petite ville paumée quelque part dans l'ancienne Allemagne de l'Est (z'avez vu comment je suis calée en géographie. Nan n'applaudissez pas vous allez me faire rougir ^^). C'est Georg qui me l'a dit. Ca a l'air d'être le seul du groupe qui ne m'en veut pas. En fait, je crois qu'il s'en fout. Tant mieux. Je trouve quand même bizarre que ce Andreas m'ait invité. On se connaît pas, et si Bill ou Tom lui a parlé de moi, ça n'a pas dû être en bien...bizarre bizarre. On verra bien sur place. Je me demande bien si Tom sera là. Arf ! Une idée vient de germer dans ma tête...mouahahahahaha *rire sadique*. Bill, je te réserve une petite surprise...


[Fin du chapitre ! Oui oui, il est court celui-là...en plus il ne se passe rien, mais bon, hein, j'ai rien à dire pour ma défense ok ? Xd...Bon, bah ça vous empêche pas de lâcher des commentaires, qui au passage me font super plaisir !!!! Merci à toutes celles qui sont fidèles huhu (là on a l'impression que je fais un discours dans une secte ou je sais pas quoi mais bon c'est pas graaaaaave]


PS : je kiffe cette photo elle me fait trop délirer :p
Chapitre XV : In Der Zimmer 483 Mit Maiwenn (ouais ouais j'parle allemand ^^)

# Posté le lundi 28 avril 2008 11:52

Modifié le jeudi 01 mai 2008 12:42

Chapitre XVI : Méditations sur canapé

(???) : Allez, monsieur Culkin, réveillez-vous !

(Moi, d'une voix pâteuse) : Gné ?


Ma paupière gauche se soulève avec difficulté. Une silhouette allongée se tient à l'encadrement de la porte de ma chambre. Je n'arrive pas à discerner à qui cette silhouette appartient.

(Moi) : C'est qui ?

(???) : C'est Hub, monsieur Culkin. Je vous conseille de vous lever rapidement car monsieur Kaulitz est pressé, et, qui plus est, d'humeur exécrable. Je vous attends dans une demi-heure dans le hall.

Il tourne les talons et part en refermant la porte derrière lui. Je me redresse avec difficulté sur mon lit. Il va falloir que je me transforme en bombe sexuelle en une demi-heure. Je me regarde un bref instant dans le miroir. C'est pas gagné. Pourtant, il faut que je sois au top si je veux que mon plan fonctionne...mon coeur s'accélère sous l'excitation. Je suis carrément pressé d'être ce soir ! Ahahahah...je vais bien me marrer je crois. Bon, allez, je me lève.
Je m'en vais dans la salle de bains prendre une douche rapide. Une fois sorti, je me sèche les cheveux et m'habille d'un t-shirt rayé et d'un slim noir, que je complète avec des bracelets cloutés, un kéfier et une ceinture à rivets. Je me sèche les cheveux (qui sont toujours à moitié blonds !) et me les lisse. Ma mèche recouvre la moitié de mon visage, mais tant mieux, elle fait ressortir le bleu de mon oeil droit, que je souligne de crayon noir. Je ne me maquille que pour les grandes occasions. Et aujourd'hui est un grand jour : je dois faire fondre Bill Kaulitz. J'enfile mes chaussures et hop, me voilà prêt. Je consulte l'heure : merde, je devrais être descendu dans le hall depuis un quart d'heure.
J'arrive dans le hall. Les trois gars des TH me regardent arriver d'un oeil torve. Je les gratifie d'un sourire gêné.

(Moi) : Désolé, j'ai pas vu le temps passer dis donc !

Bill s'avance d'un pas et m'adresse un sourire carnassier. Il a relevé ses cheveux, on croirait un lion. A mon avis, il a dû vider au moins trois bouteilles de spray pour arriver à obtenir ce résultat, ou alors il utilise une autre substance qui arrive à faire tenir ses cheveux en l'air, ne me demandez pas laquelle huhu. Il est vraiment beau. Ses vêtements, moulants, laissent deviner ce corps qui hante mes nuits et que je rêve de toucher...hmmmm.

(Bill, en souriant) : Alors comme ça, monsieur aime se faire désirer...

J'adopte un air plein de confiance.

(Moi, en lui rendant son sourire) : J'ai reçu l'appel d'un garçon qui compte beaucoup pour moi. Je ne pouvais pas le louper.

Son visage s'assombrit sur-le-champ. Il est peut-être jaloux ? Je jubile. Je n'ai jamais reçu l'appel de personne, mais j'ai bien compris que si je voulais attirer Bill dans mes filets, il fallait que je lui montre que j'étais inaccessible...et ça ne fait que commencer.

(Bill) : Ok...Eh bien la prochaine fois, demande à ce garçon de te rappeler plus tard. On est à la bourre, là, vois-tu.

Vu l'expression de son visage et le ton de sa phrase, je sens bien qu'il aimerait bien découvrir qui est ce fameux "garçon". Je ne réponds pas et me lèche les lèvres d'un air malicieux. Il entrouvre la bouche, hypnotisé par ma langue qui humidifie mes lèvres gourmandes. Je souris d'un air provocant devant sa réaction. Hub, qui constate que la situation commence à dégénérer, intervient dans la conversation.

(Hub) : Allez, on y va.

Le trajet jusqu'à Magdeburg ne comporte rien de palpitant. Nous étions tous assis dans la limousine à écouter la musique de notre baladeur chacun de notre côté. J'ai jeté quelques regards significatifs à Bill, qui à chaque fois est resté de glace, comme paralysé. Je crois qu'il ne sait plus sur quel pied danser avec moi. Ok, je lui ai dit que je l'aimais, il croyait donc avoir le dessus sur moi, mais là il remarque que la situation est en train de s'inverser...il est perdu, et ça se voit. C'est exactement ce que je veux.

***

(Andreas) : Hey , Bill ! Comment ça va depuis l'temps ?!

Nous sommes devant la porte de chez Andreas. On est en fin d'après-midi, le soleil disparaît à l'horizon. Andreas vit dans une maison dans la banlieue de Magdeburg, située près d'un parc municipal. C'est un gars blond platine qui a l'air plutôt sympa. De la manière qu'il prend Bill dans ses bras, ça me donne la curieuse impression qu'entre eux il n'y a pas eu que de l'amitié... Après avoir dit bonjour à Georg et Gustav, il se tourne vers moi et me considère d'un air curieux :

(Andreas) : Alors, toi tu es Evan, c'est ça ?

On se serre la main.

(Moi) : Oui, c'est moi.

(Andreas) : J'ai beaucoup entendu parler de toi.

(Moi, d'un air interrogateur) : C'est vrai ?

En disant cette phrase, je me suis détourné d'Andreas pour regarder Bill d'un air insistant. Celui se balance sur ses pieds, mal à l'aise. Qu'est-ce qu'il a bien pu raconter ???

(Andreas) : Ouais ouais...bon, vous allez pas rester planter là ! Rentrez !

Bon, bah c'est pas encore maintenant que je saurai ce que les "jumeaux" ont dit sur moi...Nous pénétrons dans la maison. C'est une assez grande maison. Beaucoup de gens ont été invités. Andreas nous emmène dans le salon. Il est blindé. Je me fraye un passage entre les invités pour aller m'installer sur le canapé. Bon, j'ai plus qu'à attendre que Maiwenn arrive. Elle est partie de l'hôpital en taxi en début d'après-midi. Elle arrivera donc ici en début de soirée. Je m'écroule comme une merde sur les coussins moelleux puis regarde un peu toute la masse de gens. Il y a de tout : des poufs en mini-jupe, qui aux temps jadis m'auraient fait grimper au plafond, des rockeurs, des BCBG...Soudain, un des invités attire mon regard : des dreadlocks, une casquette posée négligemment, un piercing à la lèvre...

(Moi) : Tom ?!

A l'entente de son nom, celui-ci se retourne puis vient vers moi.

(Moi) : Toi aussi t'as été invité ?

Il joue avec son piercing à la lèvre. Il est nerveux.

(Tom) : Ouep...de toute façon, c'est pas parce que j'ai quitté le groupe que je dois changer mes habitudes...et Andreas est mon meilleur pote.

Il s'asseoit près de moi. On regarde les gens qui vont et viennent, on les critique et on se marre. Je me mets ensuite à sortir les blagues les plus vaseuses que je connaisse.

(Moi) : C'est l'histoire d'un pingouin qui respirait par le cul. Un jour il s'est assis et il est mort.


Cette blague est profondément pathétique mais Tom explose de rire. Sa voix rauque résonne dans toute la pièce. On a droit à quelques regards curieux, mais on s'en bat les reins. Je l'aime bien, finalement, Tom. Il me ressemble. Et il a souffert de Bill autant, voire plus que moi. Je l'aime bien.

***

La fête bat son plein, l'alcool coule à flots. Les esprits commencent sérieusement à s'échauffer. Certains couples dans les canapés s'embrassent et se tripotent à la limite du porno. Ca craint, ma parole. La musique vient d'être lancée à plein pot et une multitude de popotins se tortille sur la piste. Pas de Bill en vue. Ca m'inquiète un peu, en fait. J'aime bien l'avoir dans mon champ de vision, ça m'apaise, ça me rassure. Quand il n'est pas là, je me sens comme un chiot perdu...lamentable, n'est-ce pas ? Tom remarque mon air chagrin car il me dit :

(Tom) : Ca a pas l'air d'aller...

(Moi) : C'est rien, laisse tomber...

Un serveur avec son plateau passe près de nous. Tom chope un verre au passage.

(Tom) : Tiens, un p'tit remontant !

Je m'enfile le verre cul sec. C'est de la vodka. Ca me brûle l'oesophage et l'estomac mais je m'en fous. J'en reprends un autre. Puis un autre. Tom me suit. On est tous les deux aussi désespérés l'un que l'autre, alors on boit pour oublier. Et puisque je suis là, autant essayer de m'amuser, nan ?!

***

J'ai la tête qui tourne, j'ai chaud. Je me tourne vers Tom qui est complètement affalé dans le canapé. Sa casquette a roulé quelque part par terre, il a les dreads en bataille. Il me sourit d'un air niais, ses yeux sont vitreux et ses joues sont écarlates. Je rigole d'un air stupide. En fait, je ne sais plus combien de verres j'ai avalés, ni où je suis, ni pourquoi je suis là. Tout ce que je sais, c'est que tout ce qui se trouve autour de moi est un peu flou, et que je me marre pour rien. Je me sens anesthésié, détendu. J'ai un peu chaud, certes, mais je suis bien. Je pense un peu à Bill, mais ça ne me fait rien. Mon cerveau est hors-service.
D'humeur joueuse, je lance un coussin vers Tom.Il se le prend en pleine face. Il riposte en me le renvoyant, l'air faussement indigné. Je l'esquive et manque de tomber (il faut dire que mon sens de l'équilibre est quelque peu perturbé). Tom se moque de moi.

(Moi) : Hey, d'où tu te fous d'ma gueule ? Tu vas voir !!

Je lui saute dessus et commence à le chatouiller. Il gigote dans tous les sens mais je me mets à quatre pattes sur lui pour l'immobiliser.

(Tom, mort de rire) : Ah...nan...mouahahahaha ! Arrête !

Il a la tête dans les coussins et gesticule, moi dessus. Il rit de plus en plus fort tout en essayant de me donner des coups, involontaires bien sûr.

(Moi) : En plus tu essayes de me frapper ? Mon pauvre, tu vas mourir !

Je redouble de chatouilles. Sous mes doigts je sens des abdos parfaitement dessinés, un torse musclé...c'est autre chose que Bill et son corps maigrichon !!! Au bout d'un moment, je remarque que les gens nous fixent d'un air bizarre. En fait, je ne sais plus très bien ce que je fais. J'ai la tête qui tourne. J'arrête enfin ma torture et me rasseoit près de Tom. Il se redresse, complètement essoufflé. Mon coeur bat la chamade sous l'effort. J'ai encore plus chaud, bon sang.

(Tom, hors d'haleine) : Pouah, tu m'as tué, là !

On reste un moment sans parler, le temps de reprendre notre souffle.

(Moi) : Si on allait danser ?


Tom sourit. Quand il sourit, deux petites fossettes se creusent sur son visage. Ses yeux se plissent jusqu'à devenir deux petites fentes, et on ne voit plus que deux petites lueurs qui brillent d'un air un peu vicieux. Lui aussi, il est beau. Il me donne envie de le toucher.

(Tom) : Ouais, allez, on y va...!

On se lève avec difficulté.

(Moi) : Oh, le monde tangue !

Je titube jusqu'à la piste de danse, Tom derrière moi. C'est de la dance-hall. J'aime pas trop ce style de musique, mais je m'en fous. J'ai juste envie de danser.


[Voilà, fin du chapitre ! Je vous laisse sur votre faim, mais c'est fait exprès huhu ! Alors, que pensez-vous qu'il va se passer ? Evan va-t-il surprendre Bill avec un autre mec ? Tiens, en parlant d'Evan, à votre avis, quel est ce plan qu'il prépare depuis le début de la soirée ?? Haha, réponse dans la suite !]
Chapitre XVI : Méditations sur canapé

# Posté le mardi 29 avril 2008 17:13

Modifié le vendredi 02 mai 2008 11:58

Chapitre XVII : Embrouilles et filature (au début je voulais mettre "embrouilles sur le dancefloor" mais c'était vraiment trop pourri. Oui je sais parler anglais aussi mdr)

Tom et moi arrivons sur la piste, un peu éméchés. Certains le remarquent et s'écartent sur notre passage. Je souris d'un air béat. On trouve enfin un petit espace où nous pouvons bouger à notre guise. Tom prend tout de suite le rythme et commence à faire des mouvements de hip-hop. C'est dans ces moments-là que tu te dis que t'aurais peut-être dû t'inscrire à un cours de danse. M'enfin, vu que je suis bourré, je m'en casse les noisettes et danse comme s'il n'était pas là. Il ondule son corps sous la musique, ça rend plutôt bien. C'est aussi sexy et sensuel que Bill qui se déhanche comme une chienne en chaleur. Et merde, pourquoi faut-il toujours que je les compare ? Peut-être parce que le fait qu'ils soient jumeaux m'est resté dans la tête...mais non, ils sont amants...ou plutôt étaient. Bref. Tom continue d'onduler, le voilà qui fait un smurf enchaîné d'une sorte de body shaking. Moi, quand je fais ça, j'ai l'air d'un épileptique en crise (ou d'un tecktonik, comme vous voulez. Oui c'était la blague du jour ^^). Je décide d'arrêter de le regarder, de toute façon, il est en plein dans son truc. Il ne s'en rend pas compte, mais plusieurs filles l'observent avec intérêt. Normal, en même temps, c'est le guitariste des TH. A mon avis, si elles ne lui ont pas encore sauté dessus, c'est parce qu'elles sont trop intimidées. Les pauv' petiotes.
La piste se remplit petit à petit. Je ne vois bientôt plus qu'une masse de corps dansant et suant. Ca drague dur, par ici. Je rigole à cette pensée. Je ne sais pas si c'est le fait d'avoir ri ou quoi, mais la tête se met à me tourner sérieusement. Je ferme les yeux pour faire passer cette nausée, tout en continuant de danser. La musique change, de dance-hall elle passe à reggaeton. Je commence à déhancher mon bassin. Soudain, un corps vient se coller derrière moi. Je sursaute. Une bouche s'approche de mon cou et me susurre à l'oreille :

(???) : Détends-toi...

Un peu dans le brouillard, je me demande à qui cette voix appartient. De grandes mains viennent se glisser sur mes hanches. Elles me font bouger en rythme avec leur propriétaire, qui n'est autre que Tom...on se balance en rythme dans une danse sensuelle...et sexuelle. Tom enfouit sa tête dans mon cou. Son souffle me fait tressaillir. Sentant mon trouble, il appuie ses mains sur mes hanches pour me coller un peu plus à lui. Je me laisse faire. J'ai la tête dans le cul, et je dois dire que cette danse avec lui est plutôt agréable...La froideur de son piercing contre la peau brûlante de mon cou me donne des frissons...j'aime ça...je crois que je commence à avoir envie de lui. Ca me fait bizarre de me dire ça ; j'ai encore un peu de mal à accepter le fait que je suis réellement homo.
On continue de danser. Je pose mon bras sur la nuque de Tom pour le rapprocher un peu plus de moi. Il réceptionne le message et commence à me mordiller le cou. Mon rythme cardiaque s'accélère sous le contact de ses dents mordant ma peau. Je suis en train de planer à des kilomètres. Tom continue son petit manège et remonte mon cou en me léchant amoureusement. Je reste passif, je profite, c'est tout. Je colle un peu plus mon bassin contre lui pour voir si il a envie de moi. Je me bute contre quelque chose de dur. Oui, il a envie de moi, et pas qu'un peu...Au contact de son intimité contre mes fesses, il se crispe. Ouh, il a des idées derrière la tête, le petit...je frotte mon bassin contre lui, juste comme ça, par jeu, pour le tester. Il me resserre un peu contre lui. Sa respiration dans mon cou s'accélère, son coeur s'emballe. Je ne fais même plus attention aux autres gens de la piste, je suis dans les nuages de l'alcool...

(Tom) : Si tu continues, je risque de faire des bêtises...

Sa voix me fait redescendre immédiatement sur terre. Qui, quand, pourquoi ? Qu'est-ce que je fous dans les bras de Tom, à flirter comme un ado dans une boom ? Qu'est-ce que je suis encore en train de faire ??? Ah oui, merde, c'était mon plan. Sauf qu'il aurait fallu que Bill me voie, sinon, où est l'intérêt, sinon de m'attirer des emmerdes ? Parce que si Georg et Gustav me voient avec Tom, ils risquent de ne pas trop apprécier...je cherche Bill du regard. Pas évident, sachant qu'il y a plein de monde qui me bouche la vue. Oh et puis, qu'est-ce que j'ai chaud ! Tom sent que je suis perturbé et vient me murmurer à l'oreille.

(Tom, d'un ton inquiet) : Ca va pas ?!

Je danse toujours, un peu distrait, tout en me mettant sur la pointe des pieds. J'aperçois enfin Bill assis sur le canapé. Il a la tête posée sur le menton, l'air pensif. En fait, je crois qu'il est complètement défoncé.

(Moi) : Nan, ça va, t'inquiète pas...


On reprend notre danse. Je commence à me sentir coupable. D'un côté, j'ai envie que Bill me voie avec Tom et soit jaloux, mais de l'autre, j'aime bien Tom, il est gentil avec moi, et en plus, il a souffert, tellement souffert...qu'est-ce que je peux faire ? (ouah la rime Xd). L'alcool m'empêche de réfléchir, les pensées s'embrouillent dans ma tête. Que faire, que faire ?! J'ai pas envie de me perdre dans de longues réflexions. Suis ton instinct, Evan.

(Moi) : Tom...

Il approche sa tête et la pose sur mon épaule. Je le vois de biais mais j'arrive à distinguer ses yeux. Il a l'air tellement fragile...

(Tom) : Oui ?

Je vais être franc avec lui. Je n'ai pas le choix.

(Moi) : Est-ce que tu as réellement envie de moi ?

Ma question le déstabilise.

(Tom) : ...?

(Moi) : Est-ce que tu as vraiment envie de moi, ou bien est-ce que tu as envie d'oublier Bill dans les bras d'un autre mec ?


Il s'écarte de moi pour me faire face. Son visage est redevenu sérieux, malgré le fait qu'il n'arrive pas à me fixer. Vodka, quand tu nous tiens...

(Tom) : Ni l'un ni l'autre...j'ai envie de m'amuser, c'est tout. J'aimais Bill, et je l'aime toujours, mais comme il dit, personne n'est irremplaçable...


Je vois bien qu'il ne pense pas ce qu'il dit. Mais si c'est son choix...Assuré de ses intentions, je l'entraîne vers l'endroit où se trouve Bill, discrètement. Juste pour qu'on lui arrive sous le nez comme si de rien n'était. Tom comprend ce que je veux faire. Il me sourit d'un air un peu triste.

(Tom) : Ne joue pas à ce jeu-là avec Bill...tu vas perdre.

Je ne me soucie pas de son avertissement. Je suis un battant, je joue, et je gagne toujours. C'est comme ça. On arrive enfin devant Bill. Il regarde ailleurs, il ne nous remarque pas tout d'abord. Je prends Tom par les hanches et nous nous attelons à un zouk endiablé, cette fois-ci face à face. Ma cuisse vient se caler entre ses jambes et appuie sur sa virilité dure comme du béton. Tom descend ses mains et agrippe mes fesses. Je sursaute et souris. Je suis content qu'il joue le jeu. On se frotte l'un contre l'autre en rythme avec la musique de manière outrageuse. Malgré tout, je commence à être excité. Les gens autour de nous pourraient être choqués et contacter la presse demain pour dire que Tom fricote avec des garçons, mais je sais qu'ils ne le feront pas, parce que premièrement ils sont tous complètement bourrés et deuxièmement ils savent qu'ils auraient des problèmes s'ils osaient faire ça.
Bill nous remarque enfin. Je le vois, il a comme un beug, un temps d'arrêt. Je souris, satisfait. C'est clair, le pauvre, il doit halluciner de voir son ex et son plan cul se draguer ouvertement devant lui ! La provoc' est de retour...et cette fois-ci c'est moi qui mène la danse ^^.
Tom et moi continuons à onduler sous le zouk. Je griffe son dos par endroits. Il rejette sa tête en arrière sous la douleur et l'excitation. J'en profite pour couvrir sa gorge de baisers. Bill n'en perd pas une miette. Je vois son regard se couvrir du voile de la colère. Il est sur le qui-vive, il veut voir ce qui l'attend. Moi, je sais qu'avec Tom, ça n'ira pas plus loin. On ne couchera pas ensemble, on ne s'embrassera même pas. C'est un accord implicite qui a été passé. Même si Tom a dit qu'il voulait s'amuser, il n'est pas capable de tromper Bill. Pas maintenant. La plaie est encore à vif. Mais il joue le jeu, il veut bien que je fasse enrager Bill. Est-ce qu'il le fait pour se venger, ou pour me faire plaisir ? Je ne sais pas...

(Tom) : Allez, viens bébé...

Il colle son front contre le mien. Le mouvement de nos bassins se ralentit. Il se frotte contre moi de manière verticale, tout douuuuucement. Mes yeux se plongent dans les siens, sombres, profonds, mystérieux, excitants et excités. Ses dreads tombent sur mes épaules, je suis recouvert d'une mer de cheveux châtain. Son visage s'étire en un sourire. Son sexe ne cesse de se frotter contre le mien à travers nos jeans. Je commence à avoir réellement envie. On ralentit encore le mouvement, pour que chacun ressente les sensations de manière détachée et plus intense. Je jette un regard rapide à Bill. Il est furieux. Il chancelle de droite à gauche, complètement jeté, mais je vois bien qu'il va exploser d'un moment à l'autre. Ce n'est qu'une question de temps.
Je glisse mes mains fiévreuses sous le t-shirt de Tom et commence à lui caresser le torse, insistant bien, profitant de chaque carré de peau. Il a la chair de poule. Mon dieu, ses pectoraux, son ventre, c'est à mourir tellement il est sex...!

Ca y'est, c'est la cerise sur l'pompon (cherchez pas c'est une expression à moi Xd). Je vois Bill souffler d'exaspération et se lever d'un bond. Il se dirige vers nous d'un pas rageur. Ses yeux noisette lancent des éclairs. Il me fait un peu peur. Il a bu, qui peut savoir la réaction qu'il va avoir.

(Bill) : BORDEL DE MERDE, MAIS QU'EST CE QUE VOUS BRANLEZ, VOUS DEUX ?


Il nous pousse violemment pour nous séparer. Ne tenant pas très bien sur mes jambes, je manque de tomber mais me rattrape à un gros costaud. Il me repousse lui aussi.

(Mec costaud) : Eh, dégage de là, la tarlouse !


(Moi) : J'suis pas une tarlouse, connard !!!

(Bill) : C'est quoi, votre p'tit jeu, là ? Vous voulez que je vous colle un pain, c'est ça ?


(Mec costaud) : Pardon, tu m'as traité de quoi, petite merde ?

(Tom) : Va t'faire foutre Bill. On est pas ensemble, t'es pas avec Evan, on fait ce qu'on veut tu piges ?


(Moi) : Oui je t'ai traité de connard mon pote. Alors, si tu veux bien, va te suicider et reviens après ok ?


(Bill) : T'es vraiment qu'un con, Tom. Tu crois que je sais pas que t'es encore dingue de moi ?


(Mec costaud) : Ecoute, puisque tu veux jouer ton malin, on a qu'à aller régler ça dehors ?

(Copine du mec costaud) : Qu'est-ce qui se passe mon p'tit chou au chocolat au lait ?

(Bill, Tom, moi, le mec costaud) : CASSE-TOI !

(Copine du mec costaud) : O_O'

Andreas remarque notre petite mésentente et débarque en courant et poussant tout le monde.

(Andreas) : Eh, si vous voulez vous bastonner, c'est DEHORS ! C'est pas une boîte de bolosses, ici.

Le mec costaud me jette un dernier regard noir puis s'en va, suivi de près par sa copine. Tom et Bill se regardent longuement. Puis Bill me regarde. Tom aussi. Je les regarde. Un grand silence, heureusement que la musique est là pour couvrir les blancs. La tension est à couper au couteau. Que va-t-il se passer ?

(Bill) : J'me casse. Vous me dégoûtez, tous les deux.

Hah ! La bonne blague. C'est lui qui dit ça ? Lui, Bill Kaulitz, qui ment à ses fans, qui restait avec Tom juste pour la survie du groupe, qui m'a manipulé, qui ne respecte rien ni personne ?! Pffff. C'est pitoyable. Il s'éloigne en trombe du salon et disparaît dans le vestibule. Il part vraiment de la maison d'Andreas. Vous savez quoi ? Je vais le suivre.

(Moi, à Tom) : Attends-moi là.

Il me dévisage quelques instants avant de baisser la tête.

(Tom) : Je l'aime, tu sais...

Il me fait de la peine. Il a l'air si triste ! Pauvre Tom, je suis désolé de t'infliger ça, de te voler celui que tu aimes, mais...

(Moi) : Moi aussi je l'aime...

Il ne répond pas. Il sait qu'il est vaincu, que c'est maintenant à mon tour d'intéresser Bill, de le fasciner, de lui plaire...jusqu'au moment où un autre prendra ma place. Nous sommes les esclaves de Bill, nous vivons dans son royaume, qui n'est régi que par une seule loi : la loi du plus fort...

***

Je me précipite dans la rue. La nuit est claire, on voit toutes les étoiles qui scintillent de leur lueur froide. Les rues sont vides. Un chien aboie quelque part. Je marche à pas rapides. Je dois rattraper Bill et le suivre sans qu'il s'en aperçoive. Je n'ai pas froid, l'alcool qui me coule dans les veines me tient chaud. J'ai l'esprit surchauffé. Pas que l'esprit, en fait. J'espère que je ne vais pas me perdre...
Je le trouve enfin, à une centaine de mètres devant moi. Il marche d'un pas pressé, ses bras nus sont couverts de frissons dans le froid de l'obscurité. Ses longs cheveux luisent faiblement à la lumière des réverbères. Je me demande bien ce qu'il peut se passer dans sa tête. A quoi peut-il bien penser ? Est-ce qu'il pense à moi ?

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Arrivé à la moitié de l'avenue, il bifurque soudain vers le parc. Je le prends toujours en filature ; il ne s'est aperçu de rien. Mon coeur cogne dans ma poitrine car j'ai peur de me faire repérer. J'aurais pas l'air con, tiens. Bill franchit la grille du parc vide et s'enfonce dans le chemin principal, les mains dans les poches et la tête baissée. Qu'est-ce qu'il va bien pouvoir faire dans ce parc en pleine nuit ??? Je m'engage également dans le chemin, un peu anxieux. Les effets de l'alcool commencent à redescendre. Eh merde. Bill arrive à un croisement. Il tourne vers la gauche, vers un chemin qui est bordé par un bosquets d'arbres. Il a l'air de savoir où il va. Je le suis.

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Il s'arrête enfin sur un petit pont de bois qui enjambe une rivière. L'endroit n'est éclairé que par les rayons de la Lune, dans un éclat irréel et fantomatique. Le silence est seulement perturbé par le bruit de l'eau qui coule. Bill s'accoude au rebord puis allume une clope. Je m'approche à pas feutrés.


[Fin du chapitre ! Oui il est long celui-là huhu. J'espère que vous aurez apprécié...! Z'avez vu Tom comment il est triste et comment il est amoureux ! C'est trop triste hein ! Dites-le que c'est trop triste !]

PS IMPORTANT : avec cette fille, on a décidé de mettre nos fics en commun. En fait, dans la sienne, vous retrouverez le passé de Bill et Tom ainsi que les circonstances de leur rencontre, etc. Donc, si vous suivez bien, cela signifie que ma fic est le futur de la sienne ! Allez voir, c'est intéressant, mais me délaissez pas pour autant hein !!!
Chapitre XVII : Embrouilles et filature (au début je voulais mettre "embrouilles sur le dancefloor" mais c'était vraiment trop pourri. Oui je sais parler anglais aussi mdr)

# Posté le vendredi 02 mai 2008 15:44

Modifié le mardi 06 mai 2008 03:19