Chapitre IX : Ambiance tendue...TRES tendue ^^

Bill me regarde comme s'il me voyait pour la première fois. Il ne s'attendait pas à ça, de toute évidence. Complètement hébété, il ne réagit pas. En revanche, Tom se lève et me toise d'un air menaçant. Je commence à regretter mon geste.

(Tom) : Ecoute, c'est mon premier et dernier avertissement : tu ne t'approches plus de mon frère, compris ? Ou tu auras affaire à moi, Georg et Gustav.


Je lui adresse un regard plein de défi.

(Moi) : Ce n'est pas parce que des gamines se pissent dessus quand elles vous voient que vous pouvez vous permettre de faire tout ce qu'il vous plaît. Si je suis là, c'est pas par gaieté de coeur. Alors tu dis à ton abruti de frangin qu'il me foute la paix, et je ferai de même.

Je tourne les talons, et, sans plus de cérémonie, je rejoins Maiwenn. Nous prenons la direction des étages. Dans l'ascenseur, je me sens mal. J'ai la gerbe, en fait.

(Moi) : Je me suis foutu dans une sacrée merde...

(Maiwenn) : Si seulement tu étais moins impulsif...peut-être que ça n'aurait pas dégénéré.

Je lui lance un regard noir.

(Moi, la voix tremblante de colère) : Ah oui, c'est moi qui me prends pour le Dieu suprême ? C'est moi qui allume les autres puis les jette ? C'est moi qui prend la Terre entière pour des cons ?? Est-ce que c'est moi qui...

Je m'interrompts. Ca ne sert à rien. Maiwenn est de leur côté. Je les déteste tous.
Une fois arrivé au deuxième étage, je cours m'enfermer dans ma chambre. J'ai vraiment envie d'être seul. J'attrape donc ma guitare et commence à jouer Lips Like Morphine de Kill Hannah, quand je vois une liasse de papiers posée sur mon lit. Ce sont des partitions. Des partitions de Tokio Hotel. Qui a bien pu me les poser ici ??? Oh et puis je m'en fous. J'en prends une au hasard. In die Nacht...je lis les paroles. Ca parle d'une personne qui ne pourrait pas vivre sans l'amour d'une autre. C'est vraiment beau. Je m'attelle aux premiers accords. J'aime bien. Je continue de jouer. Ca y'est, la musique m'embarque. Mon esprit s'évade loin, très loin. La musique est mon exutoire. Elle l'a toujours été. Au même moment, Georg passe devant ma chambre. J'avais oublié de fermer la porte. Il s'arrête et me sourit.

(Georg) : Tu ne jugeras plus sans connaître...


Et, sur cette phrase énigmatique, il repart. Tu ne jugeras plus sans connaître...Pourtant, en arrivant ici, je les ai tous jugés...leur musique, leur look, leur personnalité...j'ai eu tort. Je fais tout de travers. Je me hais. Je me hais et j'ai envie de Bill à mes côtés. Bill qui me méprise, Bill qui se fout de ma gueule...mais il a été aussi celui qui s'est sacrifié pour me donner du plaisir. Je ne comprends plus rien. Je me remets donc à jouer et laisse les pensées s'évaporer de mon esprit.

***

(Maiwenn) : Tu viens, Evan ?

(Moi) : Venir où ???

(Maiwenn) : Eh bah les TH. Ils ont un concert, là. Je dois aller avec eux pour apparaître avec Bill quand ils entreront et sortiront de la salle.

(Moi, d'un ton atone) : Cool.

Elle fronce les sourcils et vient vers moi, les poings sur les hanches.

(Maiwenn) : Tu vas pas te laisser abattre par une petite crotte chevelue, hein ? Surtout que si tu te replies sur toi comme tu le fais, il saura que ce qu'il dit a un impact sur toi. Il saura donc que tu as des sentiments pour lui.

Elle n'a pas tort...je ne dois pas me démoraliser à cause de lui. Je dois rester la tête haute.

(Moi, à contrecoeur) : Ok, je viens...mais c'est pour te faire plaisir.

Mensonge. Je veux juste avoir la chance de voir Bill chanter, pour la première fois, car avant, je n'avais jamais prêté attention à tout ça. Aujourd'hui, tout a changé.

(Maiwenn, trépignant des pieds) : Trop bien !!! On va se fendre la poire, comme tu dis !!

(Moi) : Youpi...

***

On est dans la limousine. Pas besoin du bus de tournée, vu que le groupe est implanté à Hambourg pour le restant de la semaine. Bill et Tom m'ont fusillé du regard quand je suis entré dans la voiture. La tension est palpable, l'atmosphère silencieuse et pénible. On va se fendre la poire, hein...

[Chapitre pas spécialement riche en action, mais bon, faut bien un peu de calme des fois, hein ??? Le concert va être riche en surprises...et en révélations ^^]
Chapitre IX : Ambiance tendue...TRES tendue ^^

# Posté le samedi 05 avril 2008 14:23

Modifié le jeudi 10 avril 2008 08:03

Chapitre X : Bill se confesse...et Tom se fait la malle

Le restant du trajet se fait sans qu'aucune parole ne soit échangée. Je souffre de cette situation. Je crois que...oui vous allez me tuer, mais je crois que je commence à ressentir quelque chose pour Bill...quelque chose entre la haine et l'envie, alors, qu'est-ce que c'est ?! Bref. Je préfère ne pas y penser, parce que ça me torture l'esprit.

***

On arrive bientôt à la salle de concert. Les fans sont là, assises à terre, à poireauter dans la file d'attente. Elles espèrent tout de ce concert qu'elles attendent depuis des mois, un regard, un sourire, mais bon nombre d'entres elles seront déçues. Avant, je me serais dit : "C'est pas grave, je serai là pour les consoler, moi" mais là, tout est différent. On sort de la limousine, qui s'est garée derrière la salle. Un camion, qui nous a suivis derrière, est plein de leur matériel. Ca va être les répétitions. Maiwenn me regarde d'un air soucieux.

(Maiwenn) : Ca va ???

(Moi, d'une petite voix) : Oui...

Bien sûr que nan, ça ne va pas !!! Mais je ne veux pas lui dire et lui gâcher le plaisir de voir son groupe préféré sur scène. Elle court attraper la main de Bill car des journalistes sont postés derrière les barrières et l'occasion est trop belle pour prendre des photos du faux couple. Je suis jaloux. Elle a le droit d'embrasser Bill, de le tenir, alors que tout ça m'est interdit. Ils se jettent des regards amoureux tout en prenant la direction de la salle. Les journalistes les bombardent de photos. Ma soeur se penche vers le visage de Bill, lèvres tendues. Je ne peux pas regarder ça. Ca me fait trop mal...

***

Je suis dans les loges. Ca fait une demi-heure que les répétitions ont commencé. J'entends résonner la voix pure et suave de Bill. Putain. Il est...totalement sex. Il ne faudrait pas que je le voie sur scène, je crois que je courrais le dessaper de suite ! Maiwenn, totalement inconsciente de mon état actuel, est surexcitée.

(Maiwenn) : Aaaaaah putain, dire que toutes ces petites poufs rêveraient d'être à ma place ! Mais nan ! C'est à moi qu'appartient leur Bill chéri, mouahahaha ! Et qu'est-ce qu'elles diront quand je me serais tapée Tom...

Je la laisse dans ses délires de Tokio-Hotelleuse et attrape ma guitare. Je joue In Die Nacht, et...devinez à qui je pense ?

***

Ca y'est, les fans sont rentrées, les TH sont sur scène et jouent. Je m'approche timidement de la scène, dans les coulisses. Je vois Bill de côté. Il chante Heilig. Cette chanson est magnifique ! Son visage est illuminé par les projecteurs. Il est tout simplement...orgasmique. Contrairement à d'habitude, ses cheveux sont lissés. Je vois son regard se perdre dans la salle, comme s'il ressentait une certaine nostalgie...je tuerais pour que cette chanson soit pour moi. Mais ce n'est pas la réalité, Evan...
Je retourne dans les coulisses. Les techniciens s'activent de partout, je crois que je gêne, en fait. Pouah. Maiwenn est en interview avec une journaliste italienne à propos de sa soi-disant relation avec Bill. Je retourne dans la loge, plus déprimé que jamais.
Près de trois quarts d'heure plus tard, la porte de la loge s'ouvre dans un grand fracas et Bill fait irruption dans la pièce. Surpris, je me lève d'un bond et me tiens droit comme un I, le coeur battant la chamade. Ses yeux sont brillants, comme s'il était au bord des larmes.

(Bill, paniqué) : Evan, on a besoin de toi !!!!

(Moi) : Pourquoi ??

(Bill) : Parce que Tom nous a lâchés !

Je fais des yeux ronds comme des soucoupes. C'est quoi ce délire ?!

(Moi) : Quoi ? Mais comment ça ?

Il claque la langue d'un air agacé et vient me tirer par la manche pour m'entraîner vers la sortie. Le contact de sa peau contre la mienne me fait tressaillir. Jamais personne ne m'a fait cet effet-là.

(Bill) : J'ai pas le temps de t'expliquer ! Georg m'a dit que tu savais jouer In Die Nacht, et c'est juste avant cette chanson qu'il est parti !

Moi, savoir jouer In Die Nacht ? C'est un bien grand mot. Je repousse son bras avec détermination.

(Moi) : Je ne bougerai pas de là tant que tu m'auras pas expliqué ce qui se passe.


Il me lance un regard sévère. Même comme ça, je le trouve irrésistible. Des pensées malsaines s'emparent de mon esprit. Ici, maintenant, dans les loges...NON ! Je secoue la tête, troublé.

(Bill, d'un ton froid) : Tu veux vraiment le savoir ?

(Moi) : Oui.

Il prend son inspiration.

(Bill) : Tom a eu vent de ce qu'il s'est passé entre nous hier soir -à l'évocation de nos ébats de la nuit, je sens une chaleur se former dans le bas de mon ventre. Il a pété les plombs et s'est barré. Voilà.

Je le fixe d'un air sceptique.

(Moi) : Mais je comprends pas en quoi ça le dérange...tu fais ta vie comme tu le veux, ce n'est que ton frère...


(Bill) : C'est bien ça le problème. Tom n'est pas mon frère.

(Moi) : O_O' ???


(Bill) : Tom est mon petit ami.

L'information arrive lentement à mon cerveau. J'ouvre la bouche en grand.

(Moi) : C'est vrai ???

(Bill, en baissant la tête) : Oui. Je suis désolé...

Je le contemple d'un air médusé. Une foule de pensées confuses se mettent à tournoyer dans mon esprit...Tom est son mec, et moi je suis quoi ...sa chienne ? Il se foutait réellement de moi. Je n'étais que son jouet. Les larmes me montent aux yeux, bien que j'essaie de les combattre. L'une d'elles s'échappe de mon oeil et vient rouler sur ma joue.

(Moi, en bégayant) : T'es qu'un...qu'un sale enculé !!


Je m'effondre à terre, la tête dans les mains. Qu'est-ce qui m'arrive ? D'habitude, je ne suis pas si sensible. La main de Bill vient se poser sur mon épaule. Des papillons s'envolent dans mon ventre à ce contact.

(Bill, en murmurant) : Evan...c'est bien plus compliqué qu'il n'y paraît...mais je t'en supplie, viens sur scène, et on verra le reste plus tard.


Je sanglote à moitié. Et dire qu'il y a à peine quelques heures, il me traitait comme un chien ! Je le hais. Je me lève pourtant.

(Moi) : Si je fais ça, ce n'est pas pour toi, mais pour les fans.

Il m'adresse un pâle sourire et ensemble, nous marchons vers la scène. La lumière m'aveugle, tandis qu'une masse de filles hurlent comme si leur vie en dépendait. La scène est immense. Une distance infinitésimale me sépare de la guitare posée sur la chaise. Je suis pris de vertige. C'est comme de se retrouver au bord d'une falaise. Merde, je dois pas flancher. Mes jambes tremblantes me conduisent jusqu'à la guitare. Les filles me regardent d'un air curieux. Je suis tétanisé.

(Bill, aux fans) : En raison du départ précipité de Tom, nous avons trouvé un guitariste de dernière minute ! Applaudissez EVAN !!

A mon nom, des milliers et des milliers de filles hurlent, de joie ou de haine, je ne sais pas, je ne pense plus à rien. Ca y'est, c'est à moi de jouer. C'est parti...

ICI

Les premières notes sont lancées. Ca me fait...bizarre. Bill me regarde et me gratifie d'un sourire. Je fais de même, mais le mien est triste, si triste...

In mir, wird es langsam kalt...........Le froid m'envahit peu à peu
Wie lang können wir beide hier noch sein........Combien de temps encore pourrons nous rester ici tous les deux
Bleib hier.............Reste ici
Schatten wollen mich holen.........Les ombres veulent m'attraper
Doch wenn wir gehen............Mais si nous y allons
Dann gehen wir nur zu zweit..........Allons-y seulement à deux

La voix de Bill résonne dans toute la salle, elle emplit, remplit l'espace, elle me va droit au coeur. Il me fixe, je le fixe. Plus rien n'existe autour. Il n'y a plus que cette étrange alchimie qui le lie à moi. Seulement mes yeux plongés dans deux lacs couleur ambre et chocolat. Son expression retranscrit une douleur intérieure...de la culpabilité peut-être ? Mais moi, je serai là pour le consoler...Je continue de jouer, complètement hypnotisé par ce mec qui me rend dingue. Bientôt, nous arrivons au refrain.

Ich will da nicht allein sein........Je ne veux pas être seul ici
Lass uns gemeinsam..........Restons ensemble
In die nacht........Dans la nuit

A ce moment, Bill ferme les yeux. Mon coeur se comprime. Je sais que cette chanson n'est pas pour moi. Elle est pour Tom. C'est Tom dont Bill est amoureux, c'est avec Tom que Bill veut être. Moi, dans tout ça, je ne suis qu'un pion, un bout de rien...Ma gorge se serre. Les larmes se mettent à couler toutes seules sur mes joues. Je baisse la tête pour ne pas qu'il les voie. Mais il les voit. Il me jette un regard plein de compassion. Est-ce qu'il voit aussi la tristesse qui m'arrache le coeur, le mal qui est en moi ? Avec lui, je me sens vivant. C'est ainsi.

La chanson finit par se terminer. J'ai le sentiment d'être complètement vide. Je me lève de ma chaise, les jambes cotonneuses, pour m'échapper de la scène. Je ne prête même pas attention à la foule en délire. Bill se précipite à ma suite. Une fois retrouvée l'obscurité des coulisses, il m'arrête et me lance un regard profond. Je ne réagis pas, je suis...HS.

(Bill) : Je t'ai promis de tout t'expliquer, je vais le faire.


(Moi, du bout des lèvres) : Je t'en prie...

(Bill) : Tom et moi...nous sommes rencontrés il y a quelques années. Nous nous sommes mis ensemble, (et nous le sommes toujours !) et avec Georg et Gustav, on a décidé de monter le groupe. Sauf que notre producteur nous a demandés de faire croire que nous étions jumeaux, car révéler notre homosexualité au public, c'était des disques vendus en moins. Tout le monde y a cru, du fait de notre ressemblance physique et de nos liens qui sont plus forts que tout. Je m'appelle réellement Bill Kaulitz. Tom, lui, a un autre nom. Voilà, tu sais tout.

La révélation de Bill me laisse complètement sidéré. Tout s'explique...si Bill me repoussait, c'était parce qu'il avait envie de moi mais qu'il ne voulait pas que je m'attache à lui, pour ne pas me faire souffrir. Si Tom a eu cette réaction agressive tout à l'heure, c'est parce qu'il était jaloux de moi...putain...j'ai l'impression d'être une grosse merde, un joujou qu'on prend et jette à sa guise. Je lève vers Bill des yeux infiniment tristes. Il se mord les lèvres.

(Bill) : Ecoute, je ne vais pas te mentir en te disant que je ressens quelque chose pour toi, Evan...ce serait te donner des illusions. Ce qui s'est passé hier était une erreur de ma part. Ca ne se reproduira plus. Je vais tâcher de tout oublier, et je te conseille d'en faire de même.


C'est la goutte qui fait déborder le vase. Complètement anéanti, je fonce dans la loge et m'y enferme. Je me laisse glisser contre la porte et fixe le vide pendant un moment. J'ai le coeur complètement broyé. Un sanglot me serre la gorge et les larmes sont de nouveau prêtes à couler. Boys Don't Cry...

[Chapitre hyper sentimental, rempli de révélations croustillantes !! Vous vous y attendiez pas, hein ? Tom qui n'est pas le frère de Bill, oh my god !! Eh oui, Bill est un bad boy. Mais quand Evan s'y met, lui aussi peut être un bad boy...^^]
Chapitre X : Bill se confesse...et Tom se fait la malle

# Posté le dimanche 06 avril 2008 18:07

Modifié le dimanche 13 avril 2008 07:04

Chapitre XI : Entre mensonges et règlements de compte...

Je suis toujours adossé à cette porte. J'ai l'impression qu'une éternité s'est écoulée depuis le moment où Bill m'a dit explicitement que j'étais juste un coup d'un soir. Putain...j'ai réussi à contenir les larmes qui ont envahi mes conduits lacrymaux. Et pourtant...je suis toujours aussi mal. J'ai le sentiment d'avoir été sali, humilié et pris pour un con. Dire que je suis sur le cul, que je suis outré, sidéré, serait un euphémisme. Salaud...en même temps, on pourrait se demander pourquoi je chie un cake pour ce type que je connais depuis seulement quelques jours...eh bien, je n'ai pas de réponse à apporter. Je ne veux que lui. Point barre. D'ailleurs, ce n'est pas lui qui décidera de si on doit continuer à se fréquenter ou non. Tu m'allumes et tu me refroidis à ta guise, Bill, mais j'ai le sentiment que les règles vont changer. Maintenant, moi aussi, je vais faire ce qu'il me plaît, comme toi et tes caprices d'enfant gâté. Même si je n'ai qu'une envie, t'arracher la tête et la donner à manger à des ornithorynques transgéniques, ton corps m'appelle...

***

Des coups appliqués à la porte me sortent de ma rêverie. Je me relève rapidement.

(???) : Evan, viens !!!

Je reconnais cette voix. C'est la même voix qui m'a fait monter au septième ciel hier soir.

(Moi, en grommelant) : C'est qui ?

(Bill) : Devine.

(Moi) : J'aime pas les devinettes.

(Bill, avec un ton exaspéré) : Bordel de cul, tu te fous de moi ou quoi ?? Je te signale qu'il reste encore deux chansons à jouer avant la fin du concert !!! Alors ouvre !

J'ouvre la porte. Je tombe nez à nez avec un Bill à bout de nerfs. Je lui adresse un regard noir.

(Moi, d'un ton féroce) : Tu sais quoi ? J'en ai absolument rien à foutre de ton concert. C'est à cause de toi que Tom est parti. Maintenant, tu assumes, chéri.

Sur ce, je sors de la loge en prenant bien soin de le bousculer. Il pousse une exclamation de surprise, mais ne cherche pas à me rattraper. Je suis fier de moi. Il ne s'y attendait pas.

***

J'ai pris le chemin du retour à l'hôtel en taxi. Maiwenn va me tuer, je crois...tant pis. Il est temps que je commence à penser un peu à moi. Dans les couloirs du deuxième étage, je croise Tom. Je retiens mon souffle, m'attendant au pire. Il a les yeux rouges et le visage bouffi. Il n'y a pas que moi qui ai souffert, à ce que je vois. Il ne me dit rien et se contente de me lancer un regard assassin. Je ne trouve qu'à dire :

(Moi) : Je suis désolé...je ne savais pas...

Il s'apprête à me dire quelque chose puis se ravise. Il continue son chemin. Pfiouuu...j'ai bien cru qu'il allait m'en décoller une. Je retourne dans ma chambre et allume la télé. Je tombe sur le Destin de Lisa, version allemande. Y'a pas de doute, je vais me fendre la poire...

***

(Maiwenn) : Evan !

Ceci pourrait se traduire par : "Eh, où t'étais passé ?". Heureusement que je connais ma soeur et son mystérieux langage.

(Moi) : Oui ?

Elle s'approche de mon lit au pas de course.

(Maiwenn) : Les deux dernières chansons n'ont pas été jouées, du coup. Ca a été un vrai fiasco. D'ailleurs, Bill était tout retourné après le concert. Vous vous êtes parlés ?


Je pousse un long soupir las. La pauvre, elle a loupé un épisode.

(Moi, en levant les yeux au ciel) : T'inquiète pas, ce n'est pas à cause de moi qu'il était bouleversé. C'est juste qu'il vient de se faire jeter par Tom, son petit ami.

Elle me fixe un moment avant de baisser la tête.

(Moi) : Qu'est-ce que t'as ?

(Maiwenn, précipitamment) : Rien...

(Moi) : Arrête, je te connais par coeur. Quand t'es comme ça, c'est que tu as quelque chose à cacher.


Elle se mord les lèvres.

(Maiwenn) : En fait, je le savais...


(Moi) : Tu savais quoi ?

(Maiwenn) : Pour Bill et Tom...


Je bondis du lit comme si j'avais reçu une décharge électrique.

(Moi, le coeur battant) : QUOI ???

Elle a le regard rivé sur une chaussette qui traîne par terre. Elle n'ose pas me regarder.

(Maiwenn) : Je suis désolée, Evan...Bill m'a dit le premier jour qu'il était avec Tom...je ne voulais pas te le dire car tu avais déjà une mauvaise opinion sur eux...ensuite, je ne te l'ai pas dit car je ne voulais pas que tu souffres...je suis désolée...

Alors LA, mais ALORS LA, tout le monde se fout de ma gueule, je me trompe ?! Je me mets à hurler comme un putois, furibond.

(Moi, explosant de colère) : NAN MAIS TU RIGOLES, LA ?? J'ESPERE QUE TU RIGOLES PARCE QUE JE TE JURE QUE SINON TU VAS REGRETTER D'ETRE NEE !!!

Elle me jette un sourire douloureux.

(Maiwenn) : J'ai rien à dire pour ma défense...excuse-moi...


C'est le pompon ! J'étais décidément le seul à ne rien savoir ! Youpi ! Je plante ma soeur là où elle est et quitte la chambre. J'ai besoin de m'aérer l'esprit, sinon je crois que je vais commettre un meurtre. Je n'en reviens pas. Même ma soeur s'est payé ma tête. La confiance règne. Je descends dans le hall puis me dirige vers la terrasse couverte. Il n'y a personne. Le toit de verre laisse voir une nuit étoilée. L'eau de la piscine se reflète sur les murs dans des éclats bleus et verdâtres. Il règne un calme serein. Je m'asseois sur une banquette et regarde les vaguelettes formées par l'eau. J'essaie d'apaiser les pensées qui me tourmentent...je ferme les yeux et écoute l'eau clapoter. Rien ne va venir troubler ce délicieux silence....à moins que ?

(???) : Evan...

J'ouvre les yeux brusquement. Bill se trouve à l'encadrement de la porte. C'est la dernière personne que j'aurais aimé voir.

(Moi, d'un ton résolu) : J'ai pas envie de te voir. Dégage.

Il ne m'écoute pas et vient se poster devant moi. Il me regarde d'un air de défi. Ca va pas être de la tarte, tout ça.

(Bill) : Il faut vraiment qu'on mette les choses au clair entre nous.

(Moi) : J'ai pas envie.

Il hausse les sourcils. La star n'a pas l'habitude qu'on lui résiste. Mais là, je suis décidé. Je tais le désir brûlant qui persiste en moi et me concentre sur autre chose. Pas simple, surtout quand je sais que son corps se trouve à quelques centimètres de moi, et qu'il est à portée de mes mains...

(Bill) : On s'est lancé dans un drôle de truc, tu sais...sincèrement, je pense qu'il ne serait pas sage de continuer.

(Moi, en prenant mon inspiration) : Et je peux savoir pourquoi ce serait toi qui en déciderait ? Tu me trouves peut-être trop con pour réfléchir, ou alors je suis une merde tellement insignifiante que mon avis n'a aucune importance ?


Je m'interrompts, à bout de souffle. Ca fait du bien de vider son sac. C'est comme un poids qui s'enlève. Il m'observe pendant un long moment. Je fais de même. Il aimerait que je baisse les yeux, mais il peut se brosser. Je ne suis pas sa chienne.

(Bill) : Je crois que tu ne saisis pas l'enjeu...si la presse découvrait que je suis gay, tu n'imagines pas le scandale que ça produirait ! Les fans nous tourneraient le dos, je me ferais huer à chaque fois que je sortirais dans la rue...tu te rends compte ?

Je secoue la tête avant de le toiser d'un air méprisant.

(Moi) : Oui, je suis fier de toi. C'est bien, tu fais passer le fric avant les sentiments. Nan mais si, je te jure, c'est super.


Il plisse les yeux, profondément atterré. Je vois que ce que je viens de dire l'a touché en plein coeur.

(Bill, d'un air sombre) : Tu ne comprends pas...il ne s'agit pas de ça. Et puis tu sais, j'aime Tom...

Cette dernière phrase me fait l'effet d'un coup de poignard. Ca fait toujours un choc de savoir que la personne que l'on désire le plus a le coeur qui balance pour quelqu'un d'autre. Je me défends donc dans un ultime argument.

(Moi) : Oui, tu l'aimes tellement que tu le trompes avec le premier venu ! Arrête de parler, Bill, tu uses ta salive pour dire de la grosse merde.


(Bill, à mi-voix) : Très bien...

Il me lance un regard dépité avant de s'éloigner vers la sortie en traînant les pieds. Je me lève et lui emboîte le pas. Il ne sait pas ce qui l'attend...

[Yop là, fin du chapitre ! Z'avez vu comment Evan il s'est bien défendu ? Bill n'a juste qu'à fermer sa gueule Xd...pauv' Billou...il ne sait effectivement pas ce qui l'attend...]
Chapitre XI : Entre mensonges et règlements de compte...

# Posté le dimanche 13 avril 2008 16:27

Modifié le mardi 15 avril 2008 16:20

Pouet

Amis du jour, bonjour (ou amis du soir, bonsoir ==> comme vous voulez). J'ai demandé à ce blog (CLIKETTE) de critiquer ma fic, et cette madame l'a fait, ou du moins en partie, pour me dire qu'en gros les trucs qui n'allaient pas c'était les dialogues de théâtre genre :

(Bill) : Coucou
(Moi) : Hello

Et aussi, elle m'a dit que le code couleur était pas top. Alors, à votre, avis, vous pensez que je devrais me mettre à écrire de beaux, vrais dialogues genre :

-Coucou, dit Bill.
-Hello, répondit Evan.


Oui parce qu'en fait j'ai grave la flemme mais si vous pensez que c'est mieux dites-le moi ^^.

______________________________________________________________

Refermons cette courte page technique pour un peu de publicité.

Voici mon blog "perso" si je puis dire :

http://DINGOPOLIS.SKYBLOG.COM

Dans ce blog j'ai publié une partie du roman que j'ai écrit (eh oui ça rigole pas chez nous en Normandie hein ^^) alors si ça vous intéresse, bah, que dire ? Allez-y !

La suite arrive bientôt !!
Pouet

# Posté le jeudi 17 avril 2008 09:23

Chapitre XII : Un sentiment est né ?

Remarquant que je le suis, il se retourne. L'air un peu étonné après ce que je viens de lui balancer.

(Bill) : Qu'...?

Je ne lui laisse pas le temps de finir sa phrase : je lui ai happé les lèvres avec les dents. Pris par surprise, il tente d'abord de m'échapper. Sauf que mes dents sont plantées dans sa lèvre inférieure. Il gémit de douleur, vaincu. Je plaque mon corps contre le sien. Je sens son coeur cogner contre sa poitrine. Ah, parce qu'il a un coeur ? Je ferme les yeux et engage un baiser sulfureux. Ses lèvres me manquaient. Ses lèvres si pulpeuses...à cet instant, elles m'appartiennent à moi et à moi seul. Je lui caresse les cheveux, avant de glisser mes mains sous son t-shirt. Quand elles effleurent ses tétons, il lâche un petit gémissement.

(Bill) : Hmmmm....

Il est totalement sous mon contrôle. C'est moi qui mène le jeu. Je me baisse pour lui mordre le bas du ventre. Une bosse s'est formée dans son pantalon, ce qui signifie qu'il a envie de moi... Il baisse la tête pour me regarder. Je l'observe un instant. Son regard est humide, un peu à l'ouest. J'attrape la peau si fine de son ventre entre mes dents. Ses mains viennent se cramponner à mes cheveux sous le contact chaud de ma langue. Je fais passer mes mains derrière lui pour lui caresser les fesses, qui sont petites mais bombées. Tout ce que j'aime...Je remonte lentement vers le haut de son buste en prenant soin de n'épargner aucun carré de peau. Il a la tête rejetée en arrière, la bouche légèrement entrouverte. Son torse se soulève en fonction de sa respiration saccadée. Je souris, fier de moi. Bill Kaulitz est à moi. Je me remets à niveau de son visage et lui dépose un tendre baiser sur la joue. J'attrape ses bras et le pousse vers le mur. Il ne résiste pas. Une fois plaqué contre le mur, je lui mets les bras de part et d'autre de sa tête, les avant bras verticaux. J'insère ma jambe entre les siennes. Sa virilité vient rencontrer ma cuisse. Cela me fait monter en flèche (dans tous les sens du terme ^^). Une chaleur commence à se diffuser dans mon corps, mais il faut que je la combatte, il faut que je résiste ! Son souffle chaud atteint mon visage comme une douce caresse. Il a fermé les yeux et a la tête posée contre le mur, offrant sa gorge à ma vue. Je le couvre de baisers. Il m'attrape la nuque et vient coller sa bouche contre mon oreille. Je sens son souffle accéléré par l'excitation.

(Bill, en murmurant) : Evan...j'ai...envie de toi...mais je peux pas...

Je quitte son cou pour le regarder avec un sourire narquois aux lèvres.

(Moi) : Ah ? Dommage...

Je me fais violence pour me décoller de lui. Bien sûr que j'ai envie de faire l'amour avec lui, je ne veux que son corps, je veux l'entendre crier mon nom, je veux le voir jouir...mais je ne le laisserai pas avoir ce qu'il veut. C'est moi qui décide, maintenant. Même si mon intimité n'est pas du même avis que moi. Je commence donc à m'éloigner vers la sortie en m'encourageant à ne pas tomber dans ses bras. Je le laisse frustré, et c'est bien fait. Je me retourne une dernière fois. Il a l'air d'être redescendu sur terre et il me lance un regard provocant.

(Bill) : Pourquoi tu t'en vas ?

(Moi, d'un ton froid) : Tu sais très bien pourquoi.

Il porte son doigt à la bouche et commence à le suçoter d'un air songeur. Il me regarde ensuite d'un air candide. On croirait un petit garçon. Un petit garçon aux idées perverses. Putain, pourquoi faut-il qu'il soit aussi sexy ?

(Bill) : Nan...pourquoi ?

Il m'énerve.

(Moi) : "Nan mais Evan, j'aime Tom tu sais...la nuit dernière était une erreur".

Il continue de sucer son doigt en faisant un va-et-vient, du genre "regarde ce que je pourrais te faire". Je me mords la lèvre. Puis, après un dernier effort, je m'engage vers la sortie d'un pas décidé. Arrivé au pas de la porte, je m'arrête. On n'a qu'une vie, après tout...et puis, il n'y a pas de mal à se faire du bien, n'est-ce pas ? Je reviens sur mes pas. Bill sourit, satisfait d'avoir gagné. Il croit avoir gagné...mais il ne sait pas ce qui l'attend.

(Moi) : Bon, puisque tu insistes...on va s'amuser un peu.

Je fais demi-tour et le rejoins donc. Il attrape mes joues et me dépose un long baiser qui en dit long sur ses intentions. Je le laisse reprendre le commandement...pour le moment. Il me caresse le dos, me griffe par endroits. Je retiens des soupirs de plaisir. Il ne faudrait pas qu'il pense que j'ai envie de lui... Tout en continuant de m'embrasser, ses mains filent entre nous deux et commencent à déboutonner mon pantalon. Je me sens m'enflammer d'un coup quand il touche mon intimité à travers le boxer. Il casse le baiser et couvre mon buste de coups de langue avant d'atteindre mon bas ventre, comme moi auparavant. Il s'agenouille devant moi et ses mains s'agrippent à mes hanches, ses ongles se plantant dans ma peau.

(Moi) : Haaaaaaann, Bill...

Il lève des yeux innocents vers moi.

(Bill) : Tu sais, des fois, je peux être un gentil garçon...


Sa voix, si suave, si sensuelle, me ferait grimper aux rideaux. Ca y'est, je n'en peux plus. Je suis au summum de l'excitation. En effet, on peut faire taire son corps, mais il finit toujours par reprendre le dessus...Il me jette un regard gourmand avant de se lécher les lèvres. Il hausse un sourcil pervers puis baisse mon boxer avec lenteur. Ma respiration se fait de plus en plus accélérée. Une fois mon membre libéré, il s'approche délicatement et commence à souffler dessus. C'est chaud...j'attrape ses longs cheveux et tire dessus. Il crie de douleur mais je vois que ça l'excite.

(Bill) : C'est pas bien ce que tu as fait là...je vais te punir.


Il lèche amoureusement le bout de mon membre, qui est la partie la plus sensible. Je suis en pleine extase. Il fait ça mieux qu'aucune fille au monde.

(Moi) : Hmmmmm...

Il prend ensuite ma virilité en bouche et entame un lent va et vient. Ses mains viennent encercler mes fesses. Sa bouche est chaude et étroite. Je sens la boule de son piercing appuyer et insister sur mon sexe. C'est trop bon. Je baisse les yeux vers Bill. Il est attentif à la moindre de mes réactions. Il est en position de soumission, mais nous savons lui et moi qu'il me domine. Je ferme les yeux, sentant le plaisir m'envahir. Pfiou, j'ai chaud moi. Bill continue de s'affairer sur mes parties. Il accélère bientôt le mouvement. Je me mets à gémir en rythme avec son va-et-vient.

(Moi) : Bill, je vais venir...

Mon corps tout entier se tend. Je suis en sueur. Bill accélère encore. Ses lèvres chaudes et humides achèvent de me procurer du plaisir. Sauf qu'au moment où j'allais avoir l'orgasme le plus puissant du siècle, il se retire précipitamment !

(Moi, en murmurant) : Nan, pas encore...

Bill se relève, mal à l'aise.

(Bill) : Je suis désolé, Evan...sincèrement, mais je ne peux pas.

Je remets rapidement mon boxer et mon pantalon pour cacher mon intimité devenue dure comme du béton.

(Moi) : Décidément, tu ne pourras pas t'arrêter de me prendre pour un con. Tu es désolé ? Eh bien, pas autant que moi...parce que tu vas regretter tout ce que tu m'as fait !

Je l'attrape violemment par les épaules et le plaque contre le mur, dos à moi. J'immobilise ses bras au dessus de sa tête. Il se tortille pour essayer de s'échapper.

(Bill, paniqué) : Eh, mais qu'est-ce que tu fais ??? Tu me fais mal, putain !

(Moi) : Mais c'est le but, mon chou...


Il essaye de crier mais je lui appuie la face contre le mur, si bien que tout son qui sort de sa bouche est étouffé. Il tente de se débattre avec véhémence, essaie même de me donner un coup de pied. Tout ceci est inefficace, je suis bien plus fort que lui. Je maintiens ses bras d'une seule main tandis que l'autre s'engage à déboutonner son jean. Comprenant mes intentions, Bill se met à s'agiter de plus belle.

(Bill, d'un ton implorant) : Nan, je t'en supplie...pas ça !

Je reste sourd à ses supplications. Son pantalon lui arrive bientôt aux chevilles. Le boxer ne fait pas long feu non plus. Ses jolies fesses sont maintenant face à moi. J'enlève mon boxer également. Bill se tortille dans tous les sens mais un coup de coude asséné dans les côtes le calme rapidement. Je me prépare mentalement à ce que je vais faire.

(Bill) : S'il te plaît, Evan, nan...ne f...

Sa phrase se termine en un hurlement de douleur. Je viens de le pénétrer brusquement. Wouh putain ! J'entame un va et vient rapide dans son intimité brûlante. Eh oui, Bill, je te l'avais dit que tu me le paierais...Il gémit à chacune de mes allées et venues. Je pourrais presque avoir de la pitié si le plaisir n'était pas si intense ! Le conduit est chaud et étroit...j'immobilise toujours Bill qui crie sa souffrance.

(Bill) : Arrête, tu me fais trop mal !

Mais je continue en le pilonnant sauvagement. Le plaisir monte crescendo. Des gouttes de sueur apparaissent sur tout son corps. Il respire comme un boeuf. Je vais quand même essayer de lui faire du bien...(oui, je ne suis pas sadique à ce point !) et attrape son sexe bien bandé (ce qui prouve qu'il aime ça quand même). Je le caresse en rythme avec ma pénétration. Les soupirs de désir font bientôt place aux cris de douleur.

(Bill) : Oh putain, continue...continue encore...


Je fais ce qu'il me dit, heureux de le voir en parfaite soumission. Je lui lâche les bras que je tenais au dessus de sa tête. Ceux-ci viennent s'accrocher à mes hanches. Il a la tête sur le côté, lèvres entrouvertes, exhalant sa respiration teintée de plaisir. Ses cheveux me caressent le visage. Dieu que c'est bon.

(Moi) : Dis-moi que jamais dans ta vie tu n'as eu autant de plaisir qu'avec moi.


(Bill, complètement dans les vappes) : Quoi ?


(Moi) : Dis-moi que dans ta vie tu n'as jamais eu autant de plaisir qu'avec moi !


(Bill) : Haaaan...je...hmmm...

Je m'enfonce un peu plus en lui. Il pousse un cri.

(Bill) : Oui, j'ai jamais eu autant de plaisir qu'avec toi !!! Continue...


J'accélère mon va-et-vient, autant en lui qu'avec son membre. Je le sens venir. Il va venir. Maintenant !

(Bill) : Haaaaaaaaaa...!

Il éjacule dans ma main, puis, d'un coup de reins, il se débarrasse de moi. Je le regarde, stupéfait qu'il me plante alors que j'y étais presque. Toutefois, il prend le relais avec sa main, si bien que peu de temps après je le rejoins sur le chemin de la jouissance. Nous nous écroulons sur une banquette, épuisés. Je ferme les yeux et me pose contre son épaule. Il me caresse tendrement la joue.

(Moi) : Pourquoi t'as pas voulu que je...?

(Bill) : C'est pour ton bien et le mien....ne cherche pas à comprendre...

Je laisse aller divaguer mes pensées loin dans l'hyperespace. Je me sens bien, apaisé. Bill est avec moi, et nous avons joui ensemble. Que demander de plus ? Une bonne douche, peut-être. Je rouvre les yeux d'un coup. La piscine se trouve face à nous. Je considère Bill d'un air amusé avant de me lever et de lui prendre la main.

(Moi) : Viens avec moi....

Je le conduis près du bord. Il se campe sur ses jambes et s'arrête.

(Bill) : Nan, mon maquillage va couler et...

Trop tard, je l'ai déjà poussé dans l'eau. Il m'entraîne à sa suite. L'eau est bonne. Nous remontons tous deux à la surface. Bill se venge en me faisant couler. S'engage une longue bataille, remportée par moi évidemment. Nous nous mettons à rire comme des dingues. C'est la première fois que je le vois vraiment rire. Nous allons ensuite nous poser contre le bord. Je le regarde. Il est si beau. Il attrape ma nuque et nous nous embrassons tendrement. Je suis complètement dans les nuages. Cet instant fera partie de ces souvenirs qui resteront gravés à jamais dans ma mémoire.

(Moi) : Bill...

(Bill) : Oui...?

(Moi) : Je crois que je t'aime...


[Voilà, long chapitre pour un lemon chaud bouillant ! Dites-moi ce que vous en pensez...Evan révèle son amour pour Bill...mais qu'est-ce que ça va donner ?? Réponse dans le prochain épisode !]
Chapitre XII : Un sentiment est né ?

# Posté le dimanche 20 avril 2008 12:04