Chapitre V : tu veux jouer ?

Quand je reviens dans ma chambre, je fonce dans la salle de bains. J'allume le robinet d'eau froide et m'asperge le visage. Pfiouu, ça remet les idées en place. Je relève ma tête dégoulinante et me regarde dans le miroir. Est-ce que c'est moi, Evan Culkin, que l'on dit tombeur de ces dames, qui viens de me faire tripoter par un mec ?? Je remarque que mon piercing saigne. Faut dire que Bill l'a tiré sauvagement, presque avec...rage. Mais pourquoi n'ai-je pas essayé de me débattre ? Je tressaille quand je repense à ce qui s'est passé quelques minutes plus tôt. C'est normal si j'ai chaud ?? N'empêche, il m'a bien pris pour un con. Il va certainement aller le dire à Tom, qui le répétera à Maiwenn, qui finira par l'avouer aux parents. Ma réputation est foutue. Mais ce n'est pas ça le pire...le pire, c'est que j'ai pris plaisir à cette espèce de petit jeu...j'ai aimé ça. Je me cache le visage de mes mains. J'ai vraiment trop honte. Et pourtant, je dois le dire à ma soeur...car nous nous confions tout, elle et moi.

(???) : Evan ? T'es là ?

Elle entre dans la salle de bains et me trouve là, les cheveux mouillés et l'air complètement paumé. Elle écarquille ses grands yeux verts.

(Maiwenn) : Qu'est-ce que t'as ? Ca va pas ?

(Moi) : Si, si, enfin nan, mais laisse tomber...c'était bien la promenade avec Bill ?


Ma voix se brise en prononçant son nom. Je me laisse glisser contre le mur et me retrouve assis par terre, les yeux perdus dans le vague. Une petite voix n'arrête pas de hurler dans mon esprit : "Tu es gay ! Homo ! Pd !". Ma soeur se précipite à mes côtés.

(Maiwenn, paniquée) : Mais merde, Evan, qu'est-ce qui se passe ???

(Moi, la voix tremblante) : Maiwenn, j'ai trop honte...je sais même pas comment t'annoncer ça...enfin, je ne le sais pas moi-même, donc...

Elle me prend dans ses bras. Sa chaleur et son odeur rassurante me calment un peu.

(Maiwenn, compatissante) : Tu sais, tu peux tout me dire, frérot...j'suis là moi...

(Moi) : Je sais pas trop...tout à l'heure, j'étais dans la chambre de Bill, il m'a chauffé, on va dire, et...j'ai aimé ça.

Elle se relève et me considère d'un air décontenancé. Pour ma part, je ne veux qu'une chose : oublier tout ça. Comme elle ne répond rien, je continue de parler.

(Moi) : Et ensuite...il m'a laissé en plan. En fait, il voulait juste jouer avec moi, tu vois ? C'est qu'un connard. Tu le savais, toi, qu'il était vraiment gay ???

Toujours aucune réponse. Je relève la tête pour voir ce qu'elle fout. Elle est adossée à la porte et a le regard fixé vers la chambre. Elle se tourne vers moi en se mordant les lèvres, genre : "Je crois que tu viens de dire une connerie, là". Et oui, car qui arrive sur le pas de la porte ? Bill ! Il arbore un sourire terriblement moqueur, ainsi qu'un air arrogant. Il a certainement entendu toute la conversation. Il joue avec les gens. Il les domine. Et il le sait.

(Maiwenn) : Bon, je vais peut-être vous laisser...

Elle commence à bouger. Je me mets debout avec la rapidité d'un éclair.

(Moi, d'une voix forte) : Non !!! Je viens avec toi !


Je ne veux pas me retrouver tout seul avec lui. Je me sens déjà assez humilié. D'ailleurs, je vais tâcher d'oublier cette histoire. Une fois arrivé dans l'allée du couloir, je me tourne vers ma soeur.

(Moi) : Ce soir, on sort ! Et je te promets que demain matin je ne serai pas seul dans mon lit !


Elle me pose un bras consoleur sur l'épaule.

(Maiwenn, avec un air un peu triste) : Tu sais, Evan, si tu es homo, ça me pose pas de problèmes...Essaie pas de te trouver une fille pour te prouver que tu es hétéro, si au fond de toi tu ne l'es pas...

Je repousse son bras avec violence. Je sens la colère monter en moi, parce qu'elle ne comprend rien.

(Moi) : Putain, mais t'as pas compris ? Je suis pas homo ! C'était juste...un accident.

(Maiwenn, en levant les yeux au ciel) : Si tu l'dis.


Elle s'éloigne vers sa chambre. Au même moment, Bill sort de la mienne. Dieu seul sait ce qu'il y faisait. Il me lance un regard que je ne saurais décrire, mais qui fait accélérer mon rythme cardiaque. Il me fait de l'effet. Je dois le reconnaître. Oh, et merde, ce soir, je sors et j'oublie tout !!!!!!!!!!!!!!!!!!! Je veux oublier cet épisode honteux, ma soeur, cette histoire, ce conflit qui fait rage en moi. Oui, car c'est bel et bien une guerre qui a commencé à se livrer en moi. Je me savais hétéro, et toutes mes croyances se sont effondrées en un instant. Tout ça pour les beaux yeux de Monsieur Bill Kaulitz. Mais après tout, ce n'était peut-être réellement qu'un accident. Ohhhh...où est la bouteille de vodka ?

***

Je suis de nouveau dans la salle de bains, et j'essaie de cacher la misère de mes cheveux nouvellement blonds. Il est 22h30. Ce soir, je vais aller draguer de la pouf. Il y en aura bien une qui sera assez docile pour rentrer avec moi...Une fois préparé, je descends dans le hall. Maiwenn, Tom, Gustav, Georg et Bill m'attendent. J'esquive le regard de Bill. Je ne me croyais pas aussi lâche....Nous sortons dans la fraîcheur de mars et gagnons une limousine noire et brillante. J'esquisse un petit sourire. Cette excursion en Allemagne a quand même du bon, même si...il y a eu quelques petits inconvénients. Nous nous installons sur les banquettes de cuir. Oh, non ! Bill est à côté de moi. Il me colle. Evidemment, ca ne peut arriver qu'à moi !Je sens déjà la sueur perler de mon front. Il ne faut pas qu'il me touche, il ne faut surtout pas qu'il me touche...Je frémis à l'idée qu'il l'ait répété à Tom, ou à n'importe qui d'autre. Mon dieu, la honte !

Georg : Beh t'as pas l'air bien, t'es constipé ?

Je sursaute quand je me rends compte que c'est à moi qu'il parle. Bill rigole. LUI, il sait.

(Moi, en bredouillant) : Nan, mais, je sais pas, je me sens...bizarre.

(Tom) : Nerveux peut-être à l'idée de rencontrer les bombes de Hambourg...t'as intérêt à t'accrocher si tu veux en ramener une ce soir...parce que c'est du gros calibre !

S'ensuit un débat pas très catholique sur la comparaison des poitrines des Hambourgeoises et des Berlinoises...Je participe pour tenter de cacher mon mal-être. Maiwenn regarde par la fenêtre et essaie de ne pas écouter cette conversation, qui, je sais, la fait sortir de ses gonds.
Au bout d'un moment, Tom, qui est à l'autre bout de la banquette, souhaite passer son téléphone à Bill pour lui montrer une photo. Celui-ci se penche pour l'attraper et (comme par hasard) effleure mon entrejambe au passage. Une réaction typiquement masculine se fait sentir dans mon boxer. Je respire profondément. La soirée s'annonce animée !!!


[Voilà voilà p'tit chapitre principalement basé sur les angoisses d'Evan...pour la suite, préparez vos maillots de bain, car il va faire chaud...très chaud ^^]
Chapitre V : tu veux jouer ?

# Posté le samedi 29 mars 2008 14:16

Modifié le vendredi 30 janvier 2009 15:33

Chapitre VI : Evan et Bill mènent la danse

Après que Bill m'ait touché les parties, je tente de faire le calme dans mon esprit (et dans mon pantalon, par la même occasion). Pourquoi est-ce qu'il me fait cet effet là, comme ça d'un coup ? Je persiste à croire que c'est parce qu'il a des traits féminins. Des traits féminins mais quelque chose entre les jambes.

***

On débarque dans la boîte. Notre groupe est encadré par deux gardes du corps. Les stroboscopes sont aveuglants et la fumée embrume les environs. La musique est poussée à son max. D'ailleurs, la piste est bondée. Je n'aime pas trop les boîtes de nuit, mais là, j'en ai vraiment besoin pour me détendre. Nous zigzaguons entre les allées embouteillées et nous installons dans le carré VIP. On nous apporte immédiatement une bouteille de champagne et un seau de glace. Mouais. J'aurais préféré de la vodka mais je ne vais pas me plaindre...Bill est assis en face de moi. Quand je tourne la tête vers lui, je remarque que ses yeux cerclés de noir me fixent intensément. Pour une fois, je soutiens son regard. J'y vois comme une sorte de rage, de folie, mais aussi...du désir. Je suis pétrifié sur place. Bill me dévore des yeux. Il me provoque, c'est clair. Les autres ne se sont aperçus de rien, ils sont bien trop occupés à hurler pour essayer de s'entendre. J'ai l'impression que son regard lit en moi, qu'il voit chaque recoin de mon cerveau...qu'il voit à quel point j'ai envie de lui en ce moment...à mon plus grand désarroi !

(Moi, précipitamment) : Je vais danser.

(Maiwenn) : QUOI ?

(Moi) : J'AI DIT : JE VAIS DANSER !!!!!!!!!!!

Elle me lance un regard suspicieux. Elle sait pertinemment que je déteste danser. Pourtant, elle me laisse sauter de la banquette et prendre la direction de la piste. J'ai repéré une fille que je peux inviter...c'est une blonde aux yeux alourdis de mascara, sexy mais vulgaire, tout ce dont j'ai horreur, quoi. Mais j'ai une idée. Une idée de comment me venger de la crevette à cheveux noirs...

[Chanson à écouter pendant la lecture de ce qui va suivre ==> ICI

Je m'approche de la blonde. Elle me jette un regard sulfureux et effectue un déhanché digne de Shakira pour m'impressionner. Je souris intérieurement. Mon charme auprès des filles ne s'est jamais démenti. Je m'approche d'elle, lentement mais sûrement. Elle n'a pas de réaction. C'est plutôt bon signe, en fait. Puis, au bout d'un moment, je l'attrape par les hanches et colle mon corps contre le sien. Elle met ses mains autour de mon cou. Victoire ! Son parfum sent la framboise, ses cheveux effleurent mon visage d'une douce caresse. Et pourtant, je n'ai d'yeux que pour Bill, qui m'observe depuis la banquette, l'air offensé. Je jubile.

La chanson de Kevin Lyttle, "Turn Me On", se met à résonner. Putain, les allemands sont pas à la page !!! La blonde se déhanche de plus belle, se frottant encore et encore contre mon intimité. Je ne sens même pas le plus petit début d'une pointe d'excitation. Soudain, Bill se lève et me rejoint sur la piste. Les paroles de la chanson sont propices à la situation...

But if you think you're gonna get away from me
...Si tu penses que tu vas pouvoir m'échapper...

Bill commence à bouger sur la piste. Il est juste à côté de moi et la fille. Il me jette un regard cruellement pervers. Je déglutis avec difficulté.

You better change your mind...Tu ferais mieux de changer d'avis

La chanson est rythmée et sensuelle. Il remue son cul comme je n'ai jamais vu. Une vraie salope. Mein Gott !

You're going home.......You're going home with me tonight...Tu rentres à la maison...Tu rentres à la maison avec moi ce soir

Il commence à se caresser. Il se touche le torse, puis il descend touuut douuucement sur son ventre. Je sens l'excitation commencer à monter. Son visage retranscrit une moue de plaisir intense, comme s'il était en plein orgasme. Ouh putain ! Mais je vais résister. Je le provoque en mettant mes mains sur les fesses bien rebondies de la blonde. La musique m'enivre, et je me sens d'humeur...échauffée.

Let me hold you / Girl caress my body...Laisse-moi te prendre, fille caresse mon corps

Bill m'observe toujours et lèche ses lèvres, si pleines, si pulpeuses...je vois le bout de son piercing. Qu'est-ce que j'aimerais lâcher cette fille et venir l'embrasser à pleine bouche ! Là, tout de suite, je pourrais détourner le regard, mais je suis hypnotisé. Je continue ma provocation : je commence à caresser le corps de ma partenaire, je me rapproche d'elle. Docile, elle se laisse faire.

You got me going crazy
...Tu me rends fou

Il s'adosse à un poteau et se frotte dessus. Il met ensuite son index dans sa bouche en effectuant un va-et-vient, comme si il... J'ai de plus en plus de mal à me contenir. Je riposte cependant en frottant outrageusement mon bassin contre celui de la fille blonde. Sa bouche s'ouvre en grand. Ahahaha !!!

You turn me on...Tu m'excites

Il se frotte et se caresse, en me regardant, le regard brûlant de désir...je sens mon membre s'éveiller dans mon jean. Mon coeur bat la chamade.

Turn me on...Excite-moi

A ce moment, Bill articule silencieusement le "Turn me on", le regard transi d'envie. Excite-moi...Je suis dans un piètre état. En érection, totalement. Quand elle s'en rend compte, la blonde me lance un petit sourire, fière d'elle même. Mais elle ne comprend pas que ce n'est pas d'elle dont j'ai envie ! J'ai les mains moites, la bouche sèche, le sang battant dans mes tempes. J'ai envie de me jeter dans ses bras, de l'embrasser à pleine bouche, de le mordre sauvagement...mais je ne peux pas ! Je ne DOIS pas !

La musique continue. Je gesticule toujours en dansant avec la fille ; Bill se tortille dans tous les sens. C'est à celui qui craquera le premier ! Je ne m'en sens pas loin, d'ailleurs...néanmoins, je tente une dernière offensive. Je fais bouger mon piercing au labret avec ma langue (les filles en raffolent). Il se mord les lèvres. Je m'approche du cou de ma partenaire. Il retient son souffle. Je la lèche avec gourmandise. Il ouvre de grands yeux étonnés. La fille gémit sous mes attentions. Mais je m'en fous complètement. Je joue le même jeu avec elle que lui l'a fait auparavant avec moi. Il va le regretter. Je tourne ensuite la fille de côté pour qu'il voie bien ce que je vais faire. J'adresse un dernier regard au fauve à crinière noire avant d'attraper les lèvres de la fille. Je l'embrasse tout d'abord avec langueur, découpant chacun de mes gestes pour qu'il n'en perde pas une miette. Je jette un oeil en biais. Il s'est figé sur place, et nous fixe, crevant de jalousie. Une joie sans nom s'empare de moi. Je continue de prendre la bouche de ma partenaire, de sucer ses lèvres avec délicatesse. Puis soudain, j'accélère la cadence : je happe sauvagement ses lèvres et l'embrasse avec passion. C'est dégueulasse ce que je fais, mais pourtant je pense à lui, de toutes mes forces. Je rends mon baiser extérieur pour qu'il voie nos langues s'entrelacer, se mélanger, dans un baiser terriblement sensuel. Au bout d'un moment, quand je rouvre les yeux, il a disparu. Paniqué, je plante la fille là où elle est et commence à chercher sur la piste. Ne comprenant rien à ce qui se passe, elle m'appelle d'une voix grêle. Je m'en tape. Je veux Bill. Il n'est pas là. Je comprends alors une chose : il a craqué en premier, donc....j'ai gagné.


[J'ai mis 30 ans avant d'être satisfaite de ce chapitre (qui est plus long que les autres, constatez !) alors vous avez intérêt à lâcher un max de coms !!!!! Que pensez-vous qu'il va se passer ? Les paris sont ouverts...]
Chapitre VI : Evan et Bill mènent la danse

# Posté le mardi 01 avril 2008 18:22

Modifié le vendredi 30 janvier 2009 15:36

Chapitre VII : In die nacht...

Merde, il est où ??? Je ne le vois nulle part sur la piste. J'y ai peut-être été un peu fort, tout bien réfléchi. Et voilà, je commence à regretter ce que je viens de faire. En plus, la blonde va me coller aux basques. Je me mords les lèvres. Bon, il faut que je disparaisse dans la foule pour m'échapper de sa vue. Chose dite, chose faite ; je me fais engloutir par la masse en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Je décide de retourner à notre table, où Tom, Maiwenn, Georg et Gustav sont toujours installés. Je trouve Maiwenn un peu trop proche de Tom, mais je fais taire mon instinct protecteur de grand frère : il y a d'autres choses plus urgentes. On dira que c'est normal qu'il lui caresse les cheveux en la regardant avec des yeux de merlan frit.

(Moi, en essayant d'adopter un ton décontract') : Z'avez pas vu Bill ?

(Tom) : Si, il est venu vite fait nous dire qu'il se sentait pas bien puis il est parti avec la limousine. Pourquoi, tu le cherches ?

Il plisse les yeux d'un air douteux tout en me parlant. Je ne pense pas qu'il a évité notre petite scène sur la piste, Bill et moi. Pourtant, il a l'air de faire comme si de rien n'était. Peut-être que c'est une attitude courante chez lui, qui sait. Bon, le temps presse ; je dois retrouver Bill. Vite, une excuse bidon.

(Moi) : Euh...ouais, il m'a promis de me montrer sa collection de calamars en peluche...

Bon, ok, comme excuse bidon, j'ai connu mieux. Il tend l'oreille car la musique est lancée à plein pot. Tant pis pour lui. Je fonce en direction de la sortie. Bill, notre petit jeu est loin d'être terminé...

Je déboule sur le parking. La nuit est fraîche, je frissonne au contact de l'air pur. Des nuages obombrent le ciel sans étoiles. Si je ne me grouille pas, je vais me prendre la saucée du siècle. Je cours en direction de la place où la limousine était garée. La place est vide.

***

Je cours dans les rues de Hambourg. Seul le bruit de mes semelles martelant le sol vient perturber le silence nocturne. Il pleut à verse et je suis trempé jusqu'aux os. Mes vêtements me collent à la peau, je suis frigorifié, mais je cours, encore et encore, en direction de l'hôtel. Running through the monsoon...

***

J'arrive enfin devant l'hôtel, à moitié mort de froid. Bien que peu sportif, je n'ai pas cessé de courir durant tout le trajet. Les portiers me considèrent d'un air étonné mais me laissent entrer. Je fonce dans l'ascenseur qui va me conduire au deuxième étage. Une fois dans l'appareil, je me regarde dans la glace : mes cheveux sont plaqués sur mon visage rougi par le froid. C'est pas beau à voir. Tant pis. Je veux arrêter ce jeu de chat et la souris. Mais reste à voir qui est le chat, qui est la souris...

Je gagne la chambre de Bill. Elle est fermée mais quand je tourne la poignée, je constate qu'elle n'est pas verrouillée. Je rentre timidement. Encore une fois, la pièce est plongée dans l'obscurité. Bill est assis sur son lit mais il est dos à moi.

(Bill) : Je savais que tu me rejoindrais...

Je ne réponds rien. Je n'ai rien à répondre. Encore une fois, Bill m'a tendu un piège. Et j'ai foncé droit dans le panneau. Comment peut-il être aussi rusé ? Je m'approche d'un pas hésitant de son lit.

(Moi, embarrassé) : Pourquoi t'es parti ?

Je me sens con, là, tout d'un coup. Il n'y a plus la musique qui me coule dans les veines pour me donner cette envie de sexe, plus cette ambiance qui échauffe les esprits...oui je me sens con, c'est le mot. Que suis-je censé faire, là, maintenant, dans cette chambre silencieuse ? Ce qui se trouve dans mon boxer connaît la réponse...

(Bill, en se tournant vers moi ; il sourit) : Parce que je savais que tu viendrais...


Son regard est...arrrrrgh, trop bon. Je sens mon corps s'électriser. "Maîtrise-toi, Evan", je m'encourage. Je viens me mettre face à lui, debout. Il y a une lueur amusée dans ses yeux. Il a envie de jouer...

(Moi) : Qu'est-ce qui te dit que j'ai envie de toi ?


Le sourire de Bill s'élargit.

(Bill) : La bosse que forme ton pantalon me suffit, darling.


Merde, ça se voit tant que ça ??? Je ne sais plus où me mettre tellement je suis gêné. Bill continue de m'observer, l'air amusé. J'ai un instant d'arrêt sur ses lèvres. Elles sont épaisses, lisses, je n'ai qu'une envie...les attraper et les mordre. Je sens mon souffle s'accélérer. Je ne dois pas craquer.

(Moi, le souffle court) : C'est toi qui me veux...tu m'as cherché.

Il se lève brusquement et marche vers moi d'une démarche féline. Son corps est à quelques centimètres de mon corps. Son visage s'approche du mien. Il souffle sur mes lèvres. Un frisson me parcourt. J'ai l'impression que chaque cellule de mon corps brûle et le supplie de m'embrasser. J'ai envie de lui !

(Bill, d'une voix sensuelle) : Et je t'ai eu...!!

J'ai le coeur au bord des yeux. Il va m'embrasser, il va m'embrasser, il va m'emb...non ??? Non, il éclate de rire en me poussant brusquement en arrière ! Je manque de tomber mais me rattrape au mur. Il rit aux éclats. Pour ma part, je suis pétrifié sur place. Je reste donc bouche bée. Il s'arrête soudain de rire et me scrute d'un air narquois. Je sens la haine faire place à l'envie. Il vient encore de se foutre de ma gueule. Je n'ai jamais connu une pareille humiliation.

(Bill) : Mais qu'est-ce que tu crois, Evan ? Que je me donne au premier petit merdeux comme toi ? Nan, moi je vise le haut de gamme, chéri...


Cette fois, c'en est trop. Je fonce vers lui et le pousse violemment, de toutes mes forces. Il trébuche en arrière et se retrouve sur le pas de la porte de la salle de bains. Je bouillonne de rage. J'approche de lui à pas furieux.

(Moi, d'un ton glacial) : On va voir qui c'est le petit merdeux, Billou...


Il me lance un regard effrayé. Je m'en fous. Une fois près de lui, je tente de le pousser de nouveau. Mais cette fois-ci, il se défend. Il m'attrape de ses bras maigres et tente de me résister. Mais ce n'est pas cette crevette de 50 kg qui va m'arrêter. Surtout que la haine décuple mes forces. Je lui assène un coup de genou dans le bas-ventre. Il se plie de douleur. Je l'attrape par la tignasse et le projette vers la baignoire. Il titube puis bascule dedans dans un grand badaboum. Je bondis sur lui. Il réagit et essaie de me donner un coup de poing. Je riposte en lui tordant le poignet.

(Bill) : Aaaarggh !!!

Nous haletons tous les deux, moi à cheval sur lui dans la baignoire. "Je n'ai jamais été aussi proche de lui", me dit une petite voix au fond de mon cerveau. "Cogne-le jusqu'à ce qu'il ne bouge plus", me dit une autre. Dans notre précipitation, nous ouvrons le robinet avec nos coudes. L'eau froide se met à nous couler dessus. Personnellement, je m'en fous, je suis déjà mouillé. Bill, lui, hoquète comme un poisson hors de l'eau. J'agrippe son cou à pleines mains. Son sang palpite d'un rythme saccadé. Il a peur, et ça se voit. Je sens son corps se secouer sous les halètements. Moi aussi, je suis essoufflé, mais je ne décolère pas. Toujours en l'immobilisant par le cou, je m'apprête à lui flanquer le poing du siècle. Je vais lui exploser la gueule. Mais il me lance un regard de détresse qui m'arrête dans mon geste.

(Bill, d'un ton suppliant) : Evan, s'il te plaît...

Eberlué, je ne sais que faire : je suis dans une baignoire, à cheval sur un type qui se fout de ma gueule, nous sommes frigorifiés à cause de l'eau froide, et il me demande de m'arrêter. Vu sous cet angle...je capitule. Je lui permets de respirer en m'enlevant de son corps et le laisse dans la baignoire. Il se relève avec peine, ses cheveux mouillés plaqués sur son visage et le maquillage noir qui a laissé des traînées sur ses joues. Son cou porte les marques de mes doigts. Il éteint le robinet. Nous nous regardons quelques instants. Ses yeux sont ceux d'un animal sauvage qui réclame pitié avant qu'on l'abatte. Il n'a jamais été aussi sexy que maintenant. Un brasier s'allume en moi. Je le veux, il me le faut, MAINTENANT !

(Bill) : Evan...

Je ne lui laisse pas le temps de finir sa phrase. Je plaque mon corps contre le sien et l'embrasse à pleine bouche. Je n'ai pas un instant de réticence, mon esprit est en stand-by. Ses lèvres sont douces, pulpeuses...je me crois dans un rêve. Il réagit en appuyant ses mains sur mes fesses et en me collant encore un peu plus contre lui. Je sens qu'il bande autant que moi. Après avoir échangé ce baiser superficiel, je cherche à entrer ma langue dans sa bouche en léchant le bord de ses lèvres. Doucement, il fait tomber ses dernières barrières. Notre baiser devient fièvreux, nos langues s'emmêlent confusément, mais c'est si bon ! Son coeur bat au rythme du mien...à cent milles. Le contraste entre son piercing froid et sa langue chaude me rend encore plus fougueux. Le temps semble s'être suspendu. Je ne veux que lui.

(Moi, en murmurant) : Putain, Bill, j'ai envie de toi...

Sur ces mots, je lui mords la lèvre inférieure. Il soupire de plaisir.

(Bill) : Hmmmmm...

Mon sexe va faire craquer mon pantalon ; il est gorgé de sang. Bill et moi, toujours en nous embrassant, allons dans la chambre. Il descend soudain dans mon cou et me lèche avec passion. Mes mains maladroites farfouillent sous son t-shirt. Ca me fait un peu bizarre de ne pas trouver une paire de seins mais je m'y habituerai...je me sens tellement bien, et pourtant, j'ai envie de tellement plus ! Mon corps a faim de son corps, j'ai envie de le toucher jusqu'à ce que sa peau brûle...Je lui enlève son t-shirt trempé. Sa peau est humide...Il fait de même avec le mien. Je le jette sur le lit et me met à cheval sur lui. Cette fois-ci, c'est moi qui domine. La sensation de son intimité contre la mienne me rend fou. Bill parcourt la peau de mon torse, mon ventre, de ses longues mains si douces.

(Bill) : Laisse-moi te toucher...

Je me penche sur lui pour lui déposer un baiser. Je mords sa peau élastique, je lèche l'étoile qu'il a sur le bas du ventre...il lâche des gémissements sous mes attentions. Chaque son qu'il fait sortir de sa bouche m'excite encore plus. Je n'en peux plus. Bill le comprend, il commence à déboutonner mon jean avec des gestes précis. Mon membre en érection ne demande qu'à se libérer. Pourtant, Bill ne fait qu'effleurer le tissu de mon boxer du bout de ses doigts fins. Je rejette ma tête en arrière en me mordant les lèvres. C'est presque insupportable. J'arrête sa main.

(Moi) : Haaaaaannn, arrête...

(Bill) : Pourquoi ?

Je me penche sur lui et lui chuchote à l'oreille.

(Moi, haletant) : Parce que c'est trop bon...


Il sourit. Ses cheveux mouillés au contact de ma peau me font frissonner. Il est tellement beau.

(Bill) : Alors je vais continuer, darling...

Il plonge soudain sa main dans mon boxer. Je crois qu'il va attraper mon membre, mais je me trompe, il continue de le toucher d'une caresse aérienne du bout de ses ongles noirs. Il le fait exprès. Il le fait exprès car il veut que je me soumette. Je lance une offensive en me penchant sur lui et en lui mordant l'oreille. Sous le contact de mes dents sur son lobe, il empoigne mon sexe en le serrant fortement. Je lâche un petit cri surpris. Il commence un lent va-et-vient, sans précipitation, tout en m'embrassant le visage et le cou. Je suis au paradis, je sens le plaisir monter en moi, la jouissance...si seulement il allait plus vite !

(Moi) : Vas-y, bordel, j'en peux plus...

Il accélère soudain le mouvement. Je m'agrippe à son dos et le griffe. Il laisse échapper un cri de douleur. Ca m'excite encore plus. Tandis qu'il accélère du mieux qu'il peut, il me regarde de ses yeux de biche, je lis du désir, du plaisir, puis je ne vois plus rien car je ferme les yeux et...

(Moi) : HMMMMMMMMMM !!!

Ca y'est, j'ai éjaculé. Dans sa main, charmant. Il s'écarte de moi après un chaste baiser et va se laver les mains rapidement. Je m'étends sur le lit, enfin apaisé. Il revient vers moi et escalade le lit. Je sais qu'il n'a pas été jusqu'au bout, lui. Ca me fait un peu mal au coeur. Je lui en fais d'ailleurs part. Il esquisse un sourire.

(Bill) : Tu sais, il n'y a pas que la jouissance physique...

Je ne comprends pas très bien sa phrase. Tout ce que je sais, c'est que jamais dans ma vie je n'ai connu un orgasme aussi puissant. J'en suis tout retourné.


[Voilà, premier lemon, mais certainement pas le dernier ! Comment vous le trouvez ? A votre avis, pourquoi Bill allume puis repousse Evan (oui parce qu'il y a une raison ^^) ?

Photo : Evan et Bill (bon, ok, j'avoue, le mec c'est Alex Evans, mais on va faire comme si, ok ?) Imaginez Bill vous regardant avec cet air sauvage, les cheveux plaqués sur son visage...WAAAAAAAHHH !
Chapitre VII : In die nacht...

# Posté le mercredi 02 avril 2008 18:58

Modifié le vendredi 30 janvier 2009 15:38

Chapitre VIII : interrogations & provocation

Je ne réfléchis pas plus longtemps au pourquoi du comment et m'endors dans les bras de Bill (enfin je crois). Je me sens rassuré par la chaleur de ses bras qui m'enlacent tendrement. Je crois qu'il me caresse les cheveux. Je ne sais pas. J'ai la gueule dans le cul. Peut-être qu'il me regarde dormir, aussi...je me sens bien, mais pourtant, au fond de moi, une angoisse me tord l'estomac. J'ai été près d'avoir une relation sexuelle avec un mec. Je ne suis pas homo, je n'ai jamais été attiré par les garçons...enfin, jusqu'à ces derniers jours. Je fronce les sourcils. C'est à cause de Bill. Il a été le seul. Et il le restera...

***

(???) : EVAN, REVEILLE TOI !!!


(Moi) : Gné ?

(???) : Allez, lève-toi !

J'ouvre les yeux avec difficulté. On me secoue dans tous les sens. Je suis dans un lit, et Bill est manifestement dans le même lit que moi. La connexion a dû mal à se faire dans mon cerveau. Je m'étire comme un chat.

(Moi) : Keskiya ?

Je remarque que Bill a l'air alarmé. Me transmettant sa panique, je me redresse brusquement. Il me pousse presque du lit.

(Bill) : Allez, va dans ta chambre, vite !!!


Je le regarde avec incompréhension.

(Moi, perdu) : Mais pourquoi ???

Il fronce les sourcils.

(Bill, commençant à s'énerver) : Fais ce que je te dis !! Je veux pas qu'ils te voient avec moi !

BAM ! C'est comme un coup de masse qui s'abat sur moi. Il ne veut pas que les autres me voient avec lui. Il a honte de moi. Assommé, je quitte la chambre sans un mot et retourne dans la mienne, avec la démarche d'un automate. Je ne croise personne mais entends des bruits de pas dans l'escalier. Ce doit être Maiwenn et TH qui rentrent de leur soirée. Je ne veux pas les voir. Je suis perturbé par tout ce qu'il vient de se passer. Je m'enferme à double tour dans ma chambre.

Alors comme ça, tu as honte de moi, Bill. Tu as honte de moi...et moi j'ai honte de ce que je suis devenu : une petite chienne au service d'un rockeur capricieux. Tu t'es bien foutu de ma gueule...cette envie dans tes yeux, ce plaisir retranscrit par ton corps...c'était du FAKE ??? Il pense véritablement que je suis un petit merdeux. Le jeu n'est donc pas terminé. Eh bien, tu veux jouer, Bill ? On va jouer...

***

Le lendemain, je sors de mon sommeil vers midi. Il y a un moment merveilleux, juste après le réveil, où on ne se souvient DE RIEN. Puis, petit à petit, les souvenirs viennent vous engloutir avec leur montagne de problèmes. Je me réveille dans la peau d'Evan Culkin, homosexuel qui ne s'assume pas et aussi courageux qu'une boîte de raviolis. Youhou. Tiens, il y a un mot glissé sous ma porte : Vos bagages viennent d'arriver. J'ouvre la porte ; mes valises sont là, elles m'attendent, avec MES fringues, MON gel et MA guitare !! Je m'habille rapidement. Je regarde les vêtements que Bill m'a prêtés avec un certain regret. En portant ses vêtements, c'était comme si j'avais un peu de lui près de moi. Oh, arrête tes jérémiades, Evan, merde, t'es peut-être homo, mais t'es pas pour autant une chiffe molle ! je songe. Je descends donc dans le hall où je trouve Maiwenn. Elle me saute dessus comme si j'étais l'incarnation de Dieu sur Terre.

(Maiwenn) : Putain faut trop que tu me racontes t'as trop déchiré ta race hier soir !!!!!!!

Je jette un coup d'oeil circulaire. Tout le monde nous regarde comme si nous étions des échappés de l'asile.

(Moi, d'un ton placide) : Je serais toi je gueulerai encore plus fort.

(Maiwenn) : PUTAIN FAUT TROP QUE TU ME RACONTES T'AS TROP DÉCHIRÉ TA RACE HIER SOIR !!!!!

Je vais la flinguer.

(Moi) : Je vais te flinguer.

Elle me fait les yeux doux. Je la hais.

(Maiwenn) : Meuh non !! Alors, dis-moi comment ça s'est fini ??


Je lui résume brièvement les faits ; j'insiste en particulier sur l'attitude méprisante de Bill à mon égard. Elle est contente pour moi ("t'as enfin réussi à dépasser le stade du bisou sur la bouche, chu fière de toi !") mais elle ne comprend pas non plus ce que trame Bill. Elle pense, tout comme moi d'ailleurs, que ce n'est qu'une star capricieuse. Sauf que moi je le désire comme jamais.
Tiens, le voilà qui arrive dans le hall accompagné de son jumeau. J'ai un pincement au coeur. Même s'il respire l'orgueil, il a tellement la classe !!! Alors comme ça, tout ce qui s'est passé hier, ça compte pas pour toi ? je me dis dans ma tête. Je suis pas du genre sentimental, mais je ne veux que lui ! Je n'arrive pas à me détacher de sa bouche, de ses yeux ! Je l'ai dans la peau, c'est clair et net. Quand il passe près de moi, je n'ai droit qu'à un regard empli de dédain. Ca me fait terriblement mal, mais je ne réagis pas. Il me prend de haut. Je ne suis qu'un merdeux à ses yeux.
Toujours aussi provocateur, il va s'asseoir dans un fauteuil pour m'avoir dans sa ligne de mire. Il me fixe d'un air "Eh bien, qu'est-ce que tu attends, Evan, viens", le tout dans une posture très suggestive. Tom est assis près de lui, il lui parle mais Bill a les yeux rivés sur moi. Je sens l'agacement me gagner. POURQUOI est-il comme ça ?? Qu'est-ce qu'il veut ? Maiwenn, voyant que je viens de serrer les poings, me tire par la manche.

(Maiwenn, d'un ton inquiet) : Viens, Evan, laisse tomber...

Mais je reste sur place. Je suis furax. Maiwenn me connaît. Elle est ma soeur. Elle sait que dans ces moments-là, je suis capable du pire. Elle s'écarte donc, attendant la tempête. Bill a certainement remarqué mon agitation. Mais il ne change pas son attitude. Son regard de braise m'atteint jusqu'au plus profond de mon être. Il m'horripile, je le hais, mais j'ai tellement envie de lui ! Ces différentes émotions tourbillonnent en moi et me rendent à moitié confus. Qui sait ce qu'il va se passer.

(Maiwenn, insistante) : Viens, merde...ça va mal finir.

Nan, je ne bougerai pas de là. Pas tant qu'il n'aura pas baissé le regard...je ne baisserai pas le mien...je ne me soumettrai pas...pas cette fois. A un moment, il le détourne enfin pour parler à Tom. Puis il me regarde. Il ricane. Tu te fous de ma gueule, hein, Bill ?

J'avance vers lui à pas mesurés. Il s'arrête de parler et me gratifie de son habituel rictus moqueur. Connard. Tu me provoques, encore et toujours...je te déteste. Je m'arrête à quelques centimètres de lui. Il lève des yeux amusés. Son arrogance me tue, j'ai envie de le briser. Mais j'ai aussi envie de le....(censuré Xd). Tom observe attentivement la scène. Maiwenn aussi.

(Bill, d'un ton sarcastique) : Qu'est-ce que tu veux ?

(Moi) : Que tu m'expliques ton attitude de garce. Je t'ai rien fait, bordel.

Son sourire s'élargit.

(Bill) : Tu vois, moi, je ne suis pas parfait. Je suis beaucoup plus. Mais toi, en revanche, tu te prends pour quelqu'un d'important alors que tu n'es rien. Et ça me dérange.

C'est au-dessus de tout ce que j'ai pu imaginer. Je ne me laisserai pas insulter comme ça. Je me râcle la gorge un bon coup et lui envoie au visage le plus gros mollard de l'histoire du mollard. Sidéré, il passe sa main sur la substance gluante, la regarde et lève vers moi des yeux ahuris. Je crois que je vais avoir des problèmes.

[Voilà, comme vous le constatez, Bill est vraiment trop space, mais y'a une raison, je vous jure !! Et c'est assez subtil, si vous arrivez à trouver c'est que vous êtes des boss...voilà voilà, bisous !!!]

Chapitre VIII : interrogations & provocation

# Posté le vendredi 04 avril 2008 18:47

Modifié le lundi 07 avril 2008 06:19