Le restant de la journée se passe à peu près normalement. Maiwenn et moi sommes dans des chambres voisines de celles des TH. Je suis d'humeur exécrable car je m'ennuie profondément. J'aurais besoin de ma gratte, là, tout de suite, maintenant. Je vais aller demander à la serpillère s'il ne peut pas m'en prêter une.
***
Je toque à la porte de la 209 (c'est sa suite personnelle). J'entends des pas approcher, puis je vois sa tête apparaître à l'entrebâillement de la porte. Pas l'air très content.
(Tom) : Qu'est-ce tu veux ?
(Moi, un peu gêné) : Dis, t'aurais une guitare à me prêter ?
Il hausse les sourcils.
(Tom) : Je prête mes guitares à personne. Et surtout pas à un mec à tête de con qui peut pas nous blairer.
(Moi) : C'est pas VOUS que j'aime pas. C'est l'autre coton tige à cheveux que je peux pas voir...
(Tom, renfrogné) : C'est mon jumeau, pauvre tache.
(Moi) : O_O' Gloups
(Tom) : T'as le droit de ne pas aimer notre musique ; c'est ton droit. Mais ne nous juge pas alors que tu nous connais pas !
Et il me claque la porte au nez. Merde, Bill est son frère ??? Ils se ressemblent pas du tout. J'aurais peut-être dû me renseigner auprès de ma soeur avant de dire des conneries. Je retourne vers ma chambre, pensif. En chemin, je croise Bill. Il me jette un regard pas très sympatoche.
(Bill) : Encore là, toi ?
(Moi, un peu vexé) : Beh ouais, chu bien obligé...
Il me fixe avec ses yeux peinturlurés de noir. Il a des yeux de biche et des traits de fille. D'ailleurs, s'il avait été une fille, elle aurait été bien mignonne...
(Bill) : Qu'est-ce que t'as à me regarder comme ça ??
(Moi) : Je me demandais si le fait d'avoir une coiffure défiant les lois de la gravité pouvait influer sur la migration des pingouins péruviens.
(Bill) : *µ£^ù%§!+ (censuré ^^)
Il s'éloigne, aussi remonté que son frère. Il roule du cul, en plus. Ca m'étonnerait pas qu'il soit réellement pd, celui-là. Enfin, je dis ça, mais tout le monde dit que je suis gay alors que je suis un parfait hétéro. Quand on y pense, les préjugés, c'est vraiment de la daube en boîte. Et du coup, j'ai même pas eu ma guitare.
***
Le lendemain, je me réveille vers 13 heures du matin (mon horaire de croisière quand je n'ai pas cours). Le soir, j'ai mangé avec les TH et Hub, et ce n'était pas vraiment la joie. Je me lève et commence à ronchonner parce que je n'ai ni mon gel, ni mes fringues, ni quoi que ce soit. Je descends dans le hall à la recherche de Hub (pour me plaindre évidemment). Je le trouve en train de lire un magazine de cuisine (??).
(Moi) : Je peux pas me changer, ni me coiffer, c'est inadmissible !!!
(Hub) : Ne vous énervez pas, Monsieur Culkin. J'ai demandé à Monsieur Kaulitz de vous attendre dans sa chambre pour vous prêter des vêtements et tout ce dont vous aurez besoin. Ensuite, il partira en ville avec votre soeur.
(Moi) : Ok....
Je prends l'ascenseur et vais vers la chambre de Bill. J'aime pas réclamer, et surtout à des gens que je n'aime pas et qui ne m'aiment pas. J'ai le ventre qui fait des cabrioles. Je frappe.
(???) : Entrez !
Je pénètre dans la chambre. Bill est étendu sur son lit en train de regarder la télé. Il a lissé ses cheveux, ce qui lui donne encore plus l'allure d'une fille. Quelle tarlouse !
(Moi, du bout des lèvres) : Hub m'a dit que tu pouvais me prêter des fringues...
Il se met sur le ventre, s'appuie sur ses coudes et se tourne vers moi, la tête posée dans ses mains et le sourire niais.
(Bill) : Alors comme ça, on fait le tout gentil quand on a besoin de quelque chose ? Je ne suis plus "le coton tige chevelu" aujourd'hui ?
Je serre les poings, sentant la colère me gagner. Il me provoque, c'est clair. Mais je ne vais pas entrer dans son jeu. Je respire un bon coup.
(Moi) : S'il te plaît, c'est déjà assez pénible pour moi, alors file moi un truc et on en reste là...
(Bill, souriant de plus belle) : Nan, j'ai pas envie. D'abord, tu me dis : "S'il te plaît, Bill adoré, pourrais-tu me prêter un de tes merveilleux vêtements que je chérirai comme il se doit ?".
Je lui jette un regard venimeux. Ce mec est une vraie garce. Mais je ne vais pas me laisser impressionner.
(Moi) : S'il te plaît, Bill...adoré, pourrais-tu me prêter -je reprends ma respiration, oui ce moment est d'une extrême humiliation- un de tes merveilleux vêtements...?
Il secoue la tête.
(Bill) : Eh, nan ! T'as oublié la moitié de la phrase ! Allez, tu reprends, et ensuite...
(Moi, explosant de rage) : Et ensuite quoi ? Je te taille une pipe ? Je suis sûr que c'est ça que tu veux, petit pd !!!
Il ouvre de grands yeux, stupéfait, avant de se lever brusquement du lit. Je crains qu'il ne vienne m'en décoller une mais non, il va s'enfermer dans la salle de bains. J'ai touché la corde sensible, on dirait. Je m'asseois sur le lit, et j'attends. Il va bien finir par sortir un jour. N'empêche, je regrette un peu d'avoir dit ça. C'est pas vraiment sympa, mais il m'a carrément soulé. Il ressort au bout de cinq minutes. Il me regarde avec méchanceté.
(Bill, d'un ton sec) : Les fringues sont posées sur le rebord de la baignoire. Je t'ai sorti un pot de gel, aussi.
Et il sort précipitamment de la chambre. Je n'ai même pas eu le temps de lui dire merci. Là, j'avoue que je me sens mal. Oh et pis merde. Il s'en remettra (oui j'essaie de me déculpabiliser, là, ça se voit tant que ça ?)
Je vais dans la salle de bains. Les vêtements sont composés d'un tee-shirt orange, d'un boxer blanc et d'un slim noir. C'est pas totalement mon style, mais ça fera l'affaire. J'enfile le tout en remarquant que je suis complètement moulé à l'intérieur, mais que c'est trop grand en longueur. J'y peux rien si j'ai pas l'anatomie d'un coton-tige. J'attrape ensuite le pot de gel et l'ouvre. Une drôle d'odeur s'en dégage. J'applique généreusement la pâte sur mes cheveux pour bien les lisser. Et voilà, le tour est joué.
Je retourne dans la chambre. Il ne m'en voudra pas si je lui pique un bracelet, et hmm, sa veste en cuir, là, elle me plaît bien. J'enfile le tout et m'apprête à partir, quand, après vérification de ma coiffure, je constate avec horreur que mes cheveux ont changé de couleur !!!! Partout où j'ai appliqué le gel, mes cheveux sont devenus...blonds. BORDEL DE CUL EN GELEE !!! Je me précipite dans la salle de bains et farfouille un peu partout. Je découvre une bouteille de coloration blonde platine, ouverte. Le salaud !! Pour se venger, Bill a mélangé le gel avec la coloration.
(Moi) : Tu vas me le payer, mon chou....
[Alors, qu'est-ce vous en pensez ??? Ca va, c'est pas trop ennuyeux ? Que pensez-vous qu'il va se passer ?] Et souvenez-vous, j'attends un max de coms !